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Test GMKtec K8 Plus : on a testé le mini PC taillé pour l'IA

Troisième rendez-vous avec GMKtec sur le Daily Geek Show. Après le K13 et son architecture Intel Lunar Lake, puis le G11 orienté serveur et domotique, nous avons passé plusieurs semaines avec le GMKtec K8 Plus, un modèle qui occupe une place particulière dans le catalogue de la marque : celle de la machine polyvalente et musclée, propulsée par un AMD Ryzen 7 8845HS épaulé par 32 Go de RAM DDR5.

Sur le papier, ce mini PC coche toutes les cases du couteau suisse : un processeur 8 cœurs/16 threads montant à 5,1 GHz, une puce graphique Radeon 780M parmi les meilleures du marché intégré, un NPU Ryzen AI pour les charges d’intelligence artificielle, deux ports Ethernet 2,5 Gbps, deux ports USB4 et même un port Oculink pour brancher une carte graphique externe. Mais c’est surtout en usage réel que nous voulions le juger : comme machine dédiée à l’IA et au code, en bureautique quotidienne, et pour le plaisir sur quelques sessions de jeu. Verdict après test complet.

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Design et construction : la transparence assumée

Commençons par ce qui saute aux yeux : le capot supérieur translucide, amovible par simple rotation, qui laisse apparaître le ventilateur supérieur. Certains testeurs anglo-saxons ont jugé ce choix esthétique discutable, estimant qu’il tranchait avec le sérieux du châssis en métal. Nous assumons l’avis inverse : cette touche de transparence donne du caractère à une catégorie de produits souvent uniforme, et voir la ventilation à l’œuvre a un petit côté PC gamer miniaturisé franchement sympathique. C’est un parti pris, et il fonctionne.

Le reste de la construction est classique mais soigné : un cadre central en aluminium usiné CNC avec traitement par oxydation, des coques haut et bas en plastique de bonne facture, et un format de 132 × 125 × 58 mm pour environ un kilo. Le K8 Plus se pose sur un coin de bureau, se glisse dans un meuble TV ou se fixe derrière un écran grâce au support VESA. À l’avant, on retrouve le port Oculink, deux USB 3.2 et la prise casque ; à l’arrière, l’essentiel de la connectique vidéo et réseau.

L’accès aux composants est simple : quelques vis suffisent pour atteindre les deux emplacements SO-DIMM et les deux slots M.2. Un bon point pour l’évolutivité, on y reviendra.

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Fiche technique du GMKtec K8 Plus

CaractéristiqueDétail
ProcesseurAMD Ryzen 7 8845HS — 8 cœurs / 16 threads, Zen 4 (Hawk Point), gravure 4 nm TSMC, jusqu’à 5,1 GHz, 16 Mo de cache L3
NPUAMD Ryzen AI (architecture XDNA) pour l’accélération des tâches d’IA locales
Puce graphiqueAMD Radeon 780M — 12 cœurs, 2 700 MHz, compatible FSR
Mémoire vive32 Go DDR5-5600 (2× SO-DIMM), extensible jusqu’à 96 Go (2× 48 Go)
StockageSSD 1 To PCIe 4.0 M.2 2280 — 2 emplacements, jusqu’à 8 To au total (2× 4 To)
Sorties vidéoHDMI 2.1 (8K@60 Hz), DisplayPort 2.1 (8K@60 Hz), 2× USB4 (DP1.4) — jusqu’à 4 écrans 4K simultanés
Connectique2× USB4 40 Gbps (PD 3.0), USB 3.2 10 Gbps, USB 2.0, port Oculink PCIe 4.0 ×4 (eGPU), jack 3,5 mm
Réseau2× Ethernet 2,5 Gbps (Intel i226V), WiFi 6, Bluetooth 5.2
Modes de performanceSilencieux (35 W), Équilibré (54 W), Performance (65 W, pic 70 W)
RefroidissementDouble ventilateur Hyper Ice Chamber 2.0, base en cuivre
Dimensions / poids132 × 125 × 58 mm — environ 1 kg
SystèmeWindows 11 Pro préinstallé (compatible Linux/Ubuntu)
Configuration testée32 Go de RAM / SSD 1 To

Notre test en mode machine IA : une station Claude Code au quotidien

C’est l’usage qui nous intéressait le plus, et c’est celui pour lequel nous avons fini par dédier la machine : le K8 Plus est devenu notre poste de travail pour les sessions de développement assisté par IA, avec Claude Code en fer de lance. Concrètement, cela signifie des sessions prolongées où l’agent de code enchaîne les analyses de fichiers, les compilations, les exécutions de scripts et les allers-retours réseau un profil de charge qui sollicite en continu le processeur, la mémoire et le SSD.

Et sur ce terrain, le Ryzen 7 8845HS ne bronche pas. Les 16 threads absorbent sans difficulté les tâches parallèles, les 32 Go de RAM offrent une marge confortable pour faire tourner simultanément l’environnement de développement, plusieurs conteneurs et un navigateur chargé, et le SSD PCIe 4.0 rend les indexations de projets quasi instantanées. Pour un usage IA locale plus poussé, le NPU Ryzen AI et la possibilité d’allouer jusqu’à 16 Go de mémoire à la partie graphique ouvrent la porte aux modèles de langage exécutés en local via des outils comme LM Studio ou Ollama les 32 Go de RAM (et jusqu’à 96 Go en évolution) sont un vrai atout pour charger des modèles de taille intermédiaire.

Notre conviction après plusieurs semaines : c’est précisément ce type de machine compacte, silencieuse, endurante qui a du sens comme poste dédié à l’IA. Pas besoin d’une tour surdimensionnée pour travailler avec des agents de code au quotidien.

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Et en jeu ? Counter-Strike comme à 15 ans

Soyons clairs sur le positionnement : nous orientons ce produit davantage vers l’IA et la productivité que vers le jeu. Mais impossible de résister à quelques sessions pour vérifier ce que vaut la Radeon 780M. Résultat : nous avons relancé Counter-Strike avec le même plaisir qu’à 15 ans, et enchaîné les parties de Rocket League sans le moindre lag. La fluidité est au rendez-vous en 1080p, et l’expérience est parfaitement propre pour du jeu compétitif occasionnel.

Pour situer la machine plus largement, les tests du secteur donnent des repères cohérents avec notre ressenti : TechRadar mesure environ 7 787 points sur 3DMark Fire Strike et 3 294 sur Time Spy, et les retours croisés situent les jeux e-sport entre 120 et 200 images par seconde en 1080p (réglages moyens à élevés), tandis que les gros titres AAA restent jouables entre 35 et 55 fps en réglages moyens avec FSR activé. Des valeurs de référence issues de la presse spécialisée, qui confirment que la 780M est ce qui se fait de mieux en graphique intégré sur ce segment.

Et si l’appétit vient en jouant, le port Oculink change la donne : il permet de brancher une carte graphique externe en PCIe 4.0 ×4 et de transformer ce mini PC en vraie machine de jeu. Peu de concurrents proposent cette évolutivité à ce niveau de prix.

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Bureautique et usage quotidien : la tranquillité

En usage bureautique classique navigation avec de nombreux onglets, suites Office et Google, visioconférences, gestion de fichiers le K8 Plus est tout simplement surdimensionné, et c’est très agréable. Tout est instantané, rien ne rame, et la machine peut piloter jusqu’à quatre écrans 4K simultanément entre le HDMI 2.1, le DisplayPort 2.1 et les deux ports USB4 : de quoi construire un poste de travail multi-écrans complet autour d’un boîtier qui tient dans la main.

Deux points nous ont particulièrement marqués pendant le test. D’abord le bruit : franchement contenu, y compris en charge. Le mode silencieux à 35 W rend la machine quasi inaudible, et même en mode équilibré, la ventilation reste discrète pour un usage bureau. Ensuite la tenue thermique : notre période de test a traversé de fortes chaleurs, et même pendant les épisodes de canicule, nous n’avons constaté aucun problème de chauffe ni ralentissement perceptible. Le système Hyper Ice Chamber 2.0 avec sa base en cuivre et ses deux ventilateurs fait le travail et le capot transparent permet littéralement de le voir faire.

Connectique et réseau : un niveau rarement vu sur ce segment

La connectique est l’un des gros points forts du K8 Plus. Les deux ports Ethernet Intel i226V à 2,5 Gbps ouvrent des usages avancés : agrégation, pare-feu, petit serveur, NAS logiciel un terrain que nous avions exploré avec le G11, et que le K8 Plus peut couvrir avec beaucoup plus de puissance. Les deux ports USB4 à 40 Gbps gèrent la vidéo, les données et l’alimentation d’appareils externes, et le WiFi 6 assure une liaison sans fil stable quand le câble n’est pas une option.

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Ajoutez le port Oculink et les deux slots M.2 extensibles jusqu’à 8 To, et vous obtenez une machine pensée pour durer et évoluer RAM comprise, puisque les deux barrettes SO-DIMM se remplacent en quelques minutes jusqu’à 96 Go. Attention simplement au port Oculink : il ne supporte pas le branchement à chaud, il faut éteindre la machine avant toute connexion ou déconnexion.

Face au K13 et au G11 : quelle place dans la gamme GMKtec ?

C’est notre troisième mini PC GMKtec, et la logique de gamme se dessine clairement. Le K13, avec son Intel Core Ultra 7 256V et ses 115 TOPS, est le fleuron ultra-compact orienté IA de nouvelle génération. Le G11, avec son Ryzen Embedded, est la machine d’infrastructure discrète pensée pour tourner en continu. Le K8 Plus se place entre les deux, et c’est peut-être le plus polyvalent des trois : plus musclé que le G11 sur toutes les charges, plus évolutif que le K13 grâce à sa RAM remplaçable, ses deux slots M.2 et son port Oculink.

Si vous cherchez une machine unique capable de faire du développement assisté par IA, de la bureautique intensive multi-écrans, un peu de jeu et éventuellement du service réseau, le K8 Plus est celui que nous recommanderions dans la gamme actuelle.

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Notre verdict : la note du GMKtec K8 Plus

CritèreNote
Design et construction9/10
Performances (IA, code, bureautique)9,5/10
Connectique et réseau9,5/10
Silence et refroidissement9/10
Évolutivité (RAM, stockage, Oculink)9,5/10
Rapport qualité-prix7,5/10
NOTE GLOBALE9/10

Avantages et inconvénients

On a aiméOn a moins aimé
— Performances du Ryzen 7 8845HS, idéales pour l’IA et le code
— 32 Go de RAM de série, évolutifs jusqu’à 96 Go
— Connectique exceptionnelle : double 2,5 GbE, 2× USB4, Oculink
— Silencieux, aucun souci de chauffe même en pleine canicule
— Capot translucide qui donne du caractère
— Jusqu’à 4 écrans 4K et 8 To de stockage
— WiFi 6 seulement (pas de 6E ni de WiFi 7)
— Oculink sans branchement à chaud
— Bloc d’alimentation externe assez imposant

Prix et disponibilité

Le GMKtec K8 Plus est proposé sur le site officiel français à 729,99 € dans la configuration 32 Go/1 To que nous avons testée (prix barré 799,99 €), et à 429,99 € en version barebone sans RAM ni SSD. Il est également disponible sur Amazon France, où le tarif évolue régulièrement au gré des promotions il descend fréquemment sous ce prix officiel.

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Le GMKtec K8 Plus est-il adapté à l’IA locale ?

Oui, c’est même l’un de ses meilleurs usages. Le Ryzen 7 8845HS intègre un NPU Ryzen AI, les 32 Go de RAM (extensibles à 96 Go) permettent de charger des modèles de langage locaux via LM Studio ou Ollama, et jusqu’à 16 Go de mémoire peuvent être alloués à la partie graphique. Nous l’utilisons au quotidien comme machine dédiée au développement assisté par IA.

Peut-on jouer avec le GMKtec K8 Plus ?

Oui, pour du jeu en 1080p. La Radeon 780M fait tourner sans accroc les titres e-sport comme Counter-Strike ou Rocket League, et les gros jeux AAA restent jouables en réglages moyens avec FSR. Pour aller plus loin, le port Oculink permet de brancher une carte graphique externe.

La RAM du K8 Plus est-elle soudée ?

Non, contrairement à ce qu’affirment certains tests. Le K8 Plus embarque deux barrettes SO-DIMM DDR5-5600 remplaçables, avec un maximum supporté de 96 Go (2× 48 Go).

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Le GMKtec K8 Plus chauffe-t-il ?

Lors de notre test, mené en partie pendant des épisodes de canicule, nous n’avons rencontré aucun problème de chauffe ni de ralentissement. Le double ventilateur Hyper Ice Chamber 2.0 reste par ailleurs discret, y compris en charge.

Quelle est la différence entre le K8 Plus, le K13 et le G11 de GMKtec ?

Le K13 est le modèle ultra-compact nouvelle génération orienté IA (Intel Lunar Lake), le G11 est la machine économique pensée pour les usages serveur et domotique, et le K8 Plus est le modèle polyvalent et évolutif, le plus équilibré des trois pour un poste de travail principal.

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