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Témoignages. « Je regrette qu’elle ne chante qu’à Paris » : Céline Dion et ses fans, une fidélité que rien n’entame

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Rencontrés devant son hôtel ou joints à distance, ses admirateurs disent le même attachement à leur idole Céline Dion, que six ans loin de la scène n’ont pas entamé.

Juan Tendero-Tourné -

Aujourd’hui à 08:00

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Devant le Royal Monceau, où la chanteuse loge depuis le 28 août, ils reviennent chaque jour. Rencontrés sur place, ces fans décrivent des années de fidélité. Certains patientent du matin au soir, d’autres reviennent d’un jour sur l’autre. Bernard, peintre amateur venu de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), a apporté des toiles qu’il réalise à l’effigie de la star. « Céline m’en a déjà signé quatre ou cinq », explique le septuagénaire. À côté de lui, Fabienne suit la chanteuse depuis un concert au Stade de France en 1998. Quand le chef de la sécurité est venu annoncer que Céline Dion se reposait et ne sortirait pas, personne n’a bronché. « Elle a raison, il faut qu’elle préserve sa voix », glisse-t-elle.

Loin de Paris, d’autres ont dû renoncer. Contactés à distance, ils disent tous le même regret. Karim, 34 ans, avait mis de l’argent de côté, mais un emploi du temps trop chargé a eu raison de son projet : « Ma mère m’a bercé avec ces chansons. Ne pas y être, ça me reste en travers. » Sophie, aide-soignante à Lille, n’a pas pu poser ses gardes. Quant à Nathalie, retraitée près de Toulouse, elle a calculé puis renoncé : « Entre le billet, le train et l’hôtel, c‘était trop. Je regrette qu’elle ne chante qu’à Paris, on nous oublie souvent, nous, en province. »

Les Red Heads, toujours au rendez-vous

Une chose est sûre : devant l’hôtel, dans Paris ou dans la salle, les Red Heads seront présents. Ce fan-club, né en 2008 à Arras (Pas-de-Calais) lors d’un concert où des milliers de ballons rouges s’étaient envolés dans le public, rassemble la plus grande communauté mondiale d’admirateurs de la chanteuse, en majorité française et belge. Suivis par des centaines de milliers de personnes sur les réseaux, reconnus par l’artiste pour leur discrétion, ils la suivent de pays en pays et organisent une soirée le soir de la première, le 12 septembre. « On essaie d‘être là lors des grands rendez-vous, dans sa vie de femme comme d’artiste », résumait sa cofondatrice Line Basbous au quotidien québécois La Presse.

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Ce lien, la chanteuse le mesure et le dit. Lorsqu’elle a annoncé son retour, elle a d’abord remercié ceux qui l’ont soutenue pendant sa maladie : « Vous m’avez aidée d’une manière que je ne peux même pas décrire. » Dans son entretien à Harper’s Bazaar, elle confiait vouloir « leur offrir quelque chose pour leur montrer » à quel point ils lui avaient manqué. Le 12 septembre, à Nanterre (Hauts-de-Seine), elle ne retrouvera pas seulement la scène, mais un public resté présent durant toute son absence.

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