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TÉMOIGNAGE. "Dites-nous juste la vérité pour mes filles" : le plaidoyer pour la sincérité du gendre de la cycliste tuée sur une départementale sous les yeux de son mari

l'essentiel Ce mardi 29 septembre 2026, au tribunal judiciaire de Montauban, le gendre de Nicole Gerbaud est venu sans avocat, la voix chargée d'émotion, réclamer la vérité à Virginie B., jugée pour homicide involontaire après la mort de sa belle-mère à Montech en 2024. Lors de l'accident, celui-ci est resté 30 minutes auprès d'elle, croyant qu'elle allait se réveiller. Partie civile privé d'indemnisation, il attend désormais des réponses. La victime, qui se remettait d'un cancer, avait déjà perdu un fils dans un accident.

"On veut juste la vérité pour ma mère." Ce mardi 29 septembre 2026, au tribunal judiciaire de Montauban, au procès de Virginie B., jugée pour homicide involontaire après la mort de Nicole Gerbaud sur la D 813 à Montech, la fille de la victime n'accable pas la prévenue, mais sa voix pèse. Sa mère se remettait tout juste d'un cancer. Elle avait déjà perdu un fils, tué à scooter il y a quinze ans à Castelsarrasin, un souvenir encore vif dans la fratrie.

Le gendre et ses filles privés d'indemnisation par l'assurance

Le gendre de la victime, partie civile, est, lui, venu sans avocat : il estime ne pas en avoir besoin. Avec ses deux enfants mineurs, il a été écarté de l'indemnisation déjà versée à la famille par l'assurance de la mise en cause, qui estime qu'ils n'ont pas de lien direct avec la victime, contrairement à la fille et à l'époux. L'audience est saisie d'une profonde émotion.

"C'est un accident qui peut arriver à tout le monde", lance-t-il à la prévenue. "J'étais sur les lieux et pendant 30 minutes j'étais auprès de ma belle-mère en pensant qu'elle allait se réveiller..."

"Je ne suis pas là pour vous passer à la guillotine"

Juste avant les fêtes de Noël, il a fallu faire part de la mort de "mamie Nicole" à la famille. "J'ai dû annoncer son décès à sa fille, ma femme et mes filles. Je ne suis pas là pour vous passer à la guillotine. Je la connais cette route et je ne comprends toujours pas. Si vous avez fait une erreur comme celle d'être au téléphone, dites-le, on veut juste la vérité. On veut sortir d'ici en ne se demandant plus pourquoi c'est arrivé. Ne pas savoir, c'est la pire des choses. Je veux pouvoir expliquer à mes filles de 10 et 16 ans ce qui est arrivé à leur mamie."

Nicole Gerbaud était, rappelle-t-il, un "pilier de la famille". Il réclame à la mise en cause 20 000 euros de préjudice moral pour ses filles et lui.