"Tant qu'elle fonctionne !" Achetée 1500€ à un couple âgé, cette étudiante refuse de céder sa Clio de 1999 sans climatisation ni options et vise 10 ans de plus
l'essentiel
Achetée 1 500 euros il y a cinq ans à un couple âgé, sa Renault Clio 2 affiche 229 000 kilomètres au compteur. Pour cette étudiante en alternance, le choix n’a rien d’un compromis, c’est une question de bon sens et de liberté.
Le moteur 1,4 litre tourne sans accroc, la carrosserie a pris quelques rides, mais la propriétaire, elle, ne tarit pas d’éloges. Gaïa a déniché sa Clio 2 sur la plateforme Leboncoin, il y a cinq ans, avec l’aide de son père. "On l’a vue avec mon père, c’était un couple âgé qui voulait passer à une voiture plus récente. Elle n’avait pas trop de kilomètres pour son âge à l’époque, et surtout elle était abordable." Le prix était de 1 500 euros, une somme qui, pour une étudiante en alternance, pesait bien moins lourd dans la balance que toute autre voiture. "Le côté économique est important pour une étudiante en alternance comme moi."
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Un budget maîtrisé
Cinq ans plus tard, le bilan financier reste largement à son avantage. "Niveau entretien, j’en ai eu pour 500 euros depuis l’achat, mais rien d’affolant." Côté carburant, là encore, pas de mauvaise surprise : "Niveau essence, je ne peux pas me plaindre. Elle est plus abordable que d’autres véhicules." Un constat qui compte double pour une jeune active en alternance, dont les revenus ne permettent pas toujours de voir grand. "J’ai de la chance d’avoir des parents qui ont pu mettre de côté pour moi, mais ce n’est pas donné à tout le monde."
Car au-delà du prix d’achat, c’est toute une organisation du quotidien que la voiture a rendue possible. Sans elle, impossible pour Gaïa de rejoindre son travail dans des conditions raisonnables. "Il est essentiel d’avoir une voiture, car les transports ne desservent pas tous les quartiers correctement. Moi, c’est 10 minutes en voiture, alors que c’est 50 minutes en transports." Un écart qui, à raison de plusieurs trajets par semaine, représente des heures gagnées et beaucoup moins de fatigue.
Le strict nécessaire, mais rien de plus
Pas de climatisation, pas d’options superflues, la Clio de Gaïa joue la carte de la sobriété. "Il y a le strict minimum, mais ça me suffit. J’ai effectivement pas la clim, mais j’ai le nécessaire pour aller à mon travail." Une philosophie assumée, presque revendiquée, par la jeune femme. "Son design est simple, je ne suis pas une grande adepte des voitures de sport ou quoi que ce soit, donc moi, ça me convient."
Petite, maniable, la Clio coche toutes les cases pour une utilisation urbaine. "Elle est petite et polyvalente, facile à garer." Des qualités qui, ajoutées à sa fiabilité éprouvée au fil des ans, ont fini de convaincre Gaïa qu’elle avait fait le bon choix. "J’ai confiance."
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Un seul bémol, vite réglé
Niveau mécanique, l’étudiante reconnaît volontiers ne pas être la mieux placée pour en parler. "C’est mon père qui s’occupe de tout." Un partage des tâches qui lui convient parfaitement, et qui n’a jamais posé de problème majeur. "Je n’ai aucun problème avec la voiture, hormis une petite fuite de liquide de direction, due à une négligence de l’ancien propriétaire." Rien de bien méchant, donc, pour une voiture qui a déjà parcouru plus de 229 000 kilomètres.
Une distance qui, loin d’inquiéter Gaïa, témoigne au contraire de la robustesse du véhicule. "La voiture a beaucoup voyagé. C’est très utile quand on n’a pas forcément les moyens de se déplacer autrement."
Direction la campagne, toujours au volant de la même voiture
Si la Clio a aujourd’hui plus d’un quart de siècle, Gaïa n’envisage absolument pas de s’en séparer. Bien au contraire, elle se projette avec elle sur le long terme. "Je me vois bien avec dans 10 ans, car je compte m’installer à la campagne." Une perspective qui rend la voiture d’autant plus précieuse à ses yeux, dans des zones rurales où l’absence de transports en commun rend l’automobile quasiment indispensable.
Pour l’heure, aucune raison de changer une formule qui fonctionne. "Autant l’utiliser jusqu’au bout, tant qu’elle fonctionne", résume-t-elle simplement. Une philosophie à contre-courant de la course à la nouveauté, mais qui a fait ses preuves : cinq ans après son achat, la petite Clio de 1999 continue, fidèlement, d’emmener Gaïa où elle en a besoin.