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Strasbourg. Climat tendu à la préfecture du Bas-Rhin : la sous-préfète démise de ses fonctions

L’Inspection générale de l’administration (IGA) s’était rendue à plusieurs reprises mi-mai à la préfecture du Bas-Rhin, à Strasbourg, pour réaliser des auditions à la suite d’accusations de management toxique et de harcèlement moral au sein de l’administration préfectorale. La sous-préfète , directrice de cabinet du préfet, en arrêt maladie depuis février dernier, a été démise de ses fonctions après cette enquête administrative.

Compte tenu des conclusions du rapport de l’IGA, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a signé le décret, publié ce vendredi 11 septembre au Journal officiel, mettant fin aux fonctions de directrice de cabinet et sous-préfète de Cécile Rackette, qui prendra effet le 21 septembre.

Les investigations qui ont été menées en mai dernier, après une saisine par le ministre de l’Intérieur, n’étaient pas sans lien avec l’absence prolongée de la collaboratrice du préfet du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin. L’enquête interne devait faire la lumière sur « des problèmes de management » au sein de l’administration préfectorale.

Des « problèmes comportementaux »

Selon des sources concordantes, elles auraient été diligentées après des signalements de « management toxique » et de « harcèlement moral » remontés à la DMATES (Direction des missions de l’administration territoriale et de l’encadrement supérieur).

Certains avaient décrit les « problèmes comportementaux » de la collaboratrice du préfet et un « climat de souffrance » qu’elle aurait installé bien avant l’arrivée du préfet. D’autres voix avaient pointé « l’attitude problématique et harcelante » du préfet Amaury de Saint-Quentin, 65 ans, en poste depuis décembre 2025 à Strasbourg. Plusieurs témoignages faisaient état de situations anormales, évoquant « ostracisation » et « isolement ».

« Je retiendrai le plaisir à travailler avec de nombreux collaborateurs et partenaires qui m'ont apporté leur soutien », déclare Cécile Rackette, arrivée à ce poste en novembre 2024.

Comme le prévoit le statut général de la fonction publique, un poste correspondant à son corps d’administratrice de l’État devrait prochainement lui être proposé.