Stade Toulousain-Montpellier : "Je sens le pied dans le dos..." Pour Dorian Aldegheri démarre la saison des "frissons"
l'essentiel Le pilier droit international des "rouge et noir" (33 ans ; 28 sél.), en fin de contrat au mois de juin, entend profiter au maximum de ses possibles derniers mois dans la Ville rose. Avant d'affronter Montpellier, dimanche 27 septembre, Dorian Aldegheri a accepté de revenir sur ses quatorze saisons avec le Stade Toulousain.
À 33 ans, Dorian Aldegheri sait que cette saison, la 14e sous le maillot "rouge et noir", est sans doute sa dernière à Ernest-Wallon. "C’est particulier, reconnaît-il. On joue avec des mecs depuis plusieurs années et on sait que c’est peut-être la dernière fois qu’on passe une année ensemble… Cela me met les frissons rien que d’en parler !"
Pas question toutefois pour le pilier droit international (28 sél.) de se laisser submerger par les sentiments. "C’est particulier mais on essaie de ne pas trop y penser, de prendre le maximum de plaisir à l’entraînement comme en match. Et ça, je pense que ça passe par se donner à fond, bien travailler et tout ce qui s’ensuit."
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Derrière ses airs bourrus, "Doudou" demeure un homme attachant, toujours sincère et touchant lorsqu’il est en confiance et se décide à fendre l’armure. Alors forcément, lorsqu’il est invité à regarder dans le rétro, lui qui a tout connu au club – "l’entre-deux, le bas, et puis après la remontée" –, les souvenirs se teintent d’émotion. "Quand tu regardes derrière, c’est loin ! Et c’est vrai que ça va vite", se marre-t-il.
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De son aventure toulousaine ressort évidemment sa relation quasi fraternelle avec Cyril Baille et Julien Marchand : "C’est sûr que ce sont des potes particuliers. Avec "Cyssou", on joue ensemble depuis les cadets et on a quand même vécu pas mal de choses ensemble. C’est le parrain de mon fils aussi donc c’est quelqu’un de très important pour moi, comme Julien. Il a deux ans de moins mais en Espoirs, on s’est super entendus. On a beaucoup de choses en commun et c’est vrai que ça va faire quelque chose (de ne plus jouer ensemble). Mais il y a une suite après le rugby. On continuera à se voir, à se fréquenter et à vivre d’autres choses."
252 matchs avec Toulouse
De ses 252 matchs sous le maillot "rouge et noir", avec sept titres à la clé depuis 2019 (cinq Brennus et deux Coupes d’Europe), Aldegheri en retire une immense fierté. "Je suis fier d’avoir vécu ces choses-là avec ces mecs-là, fier d’avoir été dans ce groupe avec ces mecs-là", insiste-t-il.
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Aujourd’hui, l’heure de passer le témoin approche. "Je sens le pied dans le dos", lâche-t-il, sur le ton de la plaisanterie bien entendu, pour imager un joueur poussé vers la sortie. Avec un volet transmission avec la relève, comme les anciens ont pu le faire avec lui à l’époque. "Franchement, je me régale et je m’entends super bien avec eux. Ils sont câblés, ils ont envie de bosser, salue-t-il au sujet d’une jeune garde qui n’a semble-t-il pas besoin de grand-chose. J’essaie au maximum d’être là pour eux mais ils sont bons ! À part quelques trucs sur le fonctionnement du club, la façon dont ça se passe dans le vestiaire, sur le terrain, ça se fait tout seul, ils sont assez bons."
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Mais avant de tourner la page et de peut-être relever un dernier challenge sous d’autres couleurs, nul doute que "Doudou", craint par tous les gauchers du championnat, aura encore quelques ficelles à transmettre à cette jeune garde appelée à prendre le relais.