"Soutenir les gens dans le besoin", chaque jeudi ce collectif prépare et distribue des repas aux sans-abri de Carcassonne
Après les élections municipales à Carcassonne, l’ancien candidat soutenu par La France insoumise, Jihed Tayebi, a créé son collectif intitulé "Uni pour agir". Loin de la politique, il organise des maraudes et distribue des repas aux sans-abri avec des bénévoles.
Il est aux alentours de 18 h 30, ce jeudi 30 juillet 2026, quand Jihed Tayebi et ses équipes se rendent au square André Chénier, de Carcassonne. À côté du kiosque, une vingtaine de sans-abri sont là dans l’attente de recevoir un repas concocté par le collectif "Unis pour agir" créé par le natif du quartier Fleming. "On fait tout maison. Pour pouvoir faire ces plats, on a lancé un appel aux dons sur les réseaux sociaux, la dizaine de bénévoles qui m’accompagnent donnent également régulièrement", souligne Jihed Tayebi.
Pour ce faire, la petite équipe a constitué trois pôles : récolte, préparation et distribution. "On tourne, si certains ne peuvent pas s’occuper d’une tâche, ils en font une autre. Le but, c’est de pouvoir s’entraider au mieux pour soutenir les gens dans le besoin", ajoute Jihed Tayebi.
Le rendez-vous hebdomadaire se déroule chaque jeudi dans le centre-ville de Carcassonne et rassemble de nombreuses personnes dans le besoin. "Au début, il y avait encore plus de monde que maintenant. On ne sait pas à quoi cela est lié si c’est à cause de la chaleur ou à la suite de l’arrêté antimendicité pris par le maire Rassemblement national de Carcassonne", détaille Jihed Tayebi.
L’arrêté antimendicité a été comme un électrochoc
D’ailleurs, ce dernier s’était lui aussi présenté aux élections municipales de mars 2026 à Carcassonne, avec notamment le soutien de la France insoumise. Mais dans ce nouveau projet, Jihed Tayebi ne préfère pas s’étendre dans les querelles électorales. "On a voulu faire quelque chose d’utile et pas politique. L’arrêté antimendicité a été comme un électrochoc car nous, on veut venir en aide à ces personnes dans le besoin", précise-t-il. Et de poursuivre : "Peu à peu, on se développe. On fait des animations de rues qui viennent de commencer mais aussi des consultations populaires afin de faire remonter la parole des habitants."
Si le stock n’est pas totalement écoulé, et qu’il y a un risque de péremption, Jihed Tayebi et ses équipes fournissent également des familles. "Il y a des périodes où l’on n’aura pas grand-chose. Principalement, on a des œufs, des pâtes et du riz. Ensuite on cuisine", affirme-t-il.
À terme, il espère pouvoir ouvrir un local pour faire vivre son collectif "Unir pour agir".