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Sous le feu des critiques, Infantino adresse une réponse lunaire

Publié27. juillet 2026, 13:11

Coupe du monde 2026Sous le feu des critiques, Infantino adresse une réponse lunaire

Selon le tout-puissant patron de la FIFA, «la plus exceptionnelle des Coupes du monde», émaillée de nombreux scandales, a «célébré l’humanité sous son meilleur jour».

Le président de la FIFA Gianni Infantino a défendu dimanche le bilan de «la plus exceptionnelle des Coupes du monde» tout en appelant ceux qui «consacrent leur temps et leur énergie à nous haïr» à «méditer, prier, ou tout simplement regarder un match de football». Dans ce communiqué publié sur le site de l’instance mondiale, Infantino répond aux critiques qui ont émaillé ce Mondial 2026 et regrette que «l’aveuglement provoqué par la haine et la critique systématique» ait tenu ses détracteurs «à l’écart de cette immense fête» qui a «célébré l’humanité sous son meilleur jour».

Alors que le début de la compétition a été marqué par les refus de visas de supporters et le refoulement de l’arbitre somalien Omar Artan, le président de la FIFA estime qu’ont été occultés «les millions d’autres (personnes) venues des quatre coins du globe» qui se sont vu remettre un visa. Infantino a également salué le travail de la FIFA «pour unir deux pays en guerre». «L’Iran est entré aux États-Unis sans le moindre incident ni conflit (...). Voilà le pouvoir du football», s’est-il réjoui.

Lors de la compétition, le sélectionneur iranien Amir Ghalenoei avait régulièrement dénoncé le traitement réservé à son équipe, contrainte de délocaliser son camp de base des États-Unis vers le Mexique, estimant que l’Iran était la sélection «la plus maltraitée de toute la Coupe du monde». Mais le plus gros scandale de la compétition aura sans doute été la levée de la suspension de Folarin Balogun, quelques jours après un coup de fil de Donald Trump à Infantino pour demander le réexamen du carton rouge infligé à l’attaquant américain en seizièmes de finale.

«Réfléchir, méditer, prier»

Les réactions outrées sont venues de toutes parts, du monde sportif comme politique. Ulcérée, l’UEFA a estimé qu’une «ligne rouge» avait été franchie et son président Aleksander Ceferin a boycotté la finale. La Fédération norvégienne a annoncé la semaine dernière porter plainte auprès du Comité d’éthique de la FIFA.

«Votre insatisfaction face à quelques décisions des autorités compétentes est compréhensible, mais ouvrez les archives publiques: de telles décisions sont monnaie courante au sein des ligues les plus prestigieuses», a estimé Infantino, arguant que «le choix de ne pas suspendre un joueur dans certaines situations» fait «partie du quotidien».

Le président de la FIFA a également répondu à ceux qui critiquent le passage de 32 à 48 équipes en prenant l’exemple d’Haïti, un pays «mis sous le feu des projecteurs» par le football. «À ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à nous haïr, de grâce, prenez un instant pour réfléchir, méditer, prier, ou tout simplement pour regarder un match de football. Observez vraiment les visages, les regards, les émotions», a poursuivi Infantino.

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