Soupçon de financement du Hamas via l'humanitaire: cinq personnes inculpées en France
Cinq personnes ont été mises en examen, a-t-on appris ce samedi 3 octobre auprès du Parquet national antiterroriste. Elles sont soupçonnées d'avoir transféré des fonds à une organisation pro-palestinienne proche du Hamas.
Publié le : 03/10/2026 - 19:09
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Les cinq suspects ont d'abord été placés en garde à vue mardi 29 septembre par les enquêteurs des renseignements intérieurs (DGSI), chargés des investigations. Puis une information judiciaire, qui permet à un juge d'instruire le dossier, a été ouverte vendredi pour « financement d'entreprise terroriste, en l'occurrence le Hamas », « abus de confiance en bande organisée » et « blanchiment d'abus de confiance en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste ».
Parmi elles, il y a notamment deux responsables d'associations humanitaires : Faouzi Barika à la tête de l'association « Baraka » et Amel Oualid qui dirige « Ensemble C mieux ». Toutes les deux sont basées sur le territoire français. Elles sont soupçonnées d'avoir collecté des fonds et notamment des dons publics qui auraient été ensuite transférés pour le compte des brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas.
Les fonds auraient été versés à un de ses membres entre 2020 et 2026, dont une majeure partie après les attentats terroristes du 7-Octobre, rapporte notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Des opérations que contestent Faouzi Barika et Amel Oualid, selon leur avocat.
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Placement en détention provisoire
Le parquet national antiterroriste a requis le placement en détention provisoire des deux présidents d'associations. Mais le premier « a été incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat contradictoire différé qu'il a sollicité », selon le ministère public. « Mon client a participé à des collectes de fonds dans un but exclusivement humanitaire, une détention serait scandaleuse », a commenté auprès de l'AFP Lucie Simon, son avocate.
Cette action s'inscrit dans le cadre d'une vaste opération multinationale pilotée d'un côté des États-Unis par le FBI et l'Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), du département du Trésor américain. Du côté français, c'est la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui est à la manœuvre.
Ce réseau de financement qui vient d'être démantelé opère depuis plusieurs années. C'est un système de financement sophistiqué, qui s'appuie notamment sur la cryptomonnaie. Selon le Trésor américain, il aurait permis de transférer plusieurs millions de dollars via des organisations humanitaires qui sont censées venir en aide aux populations gazaouies.
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