"Sony me l'a interdit": Alan Ritchson, héros de la série "Reacher", affirme que les studios l'empêchent de parler de politique

Alan Ritchson dans "Reacher" saison 3, diffusé à partir du 20 février 2025. - Prime Video
La star de Reacher a évoqué les pressions qu'il subirait de la part des studios en raison de ses prises de position politiques, et l'abandon d'un scénario de la série après l'élection de Donald Trump.
"Arrêtez de parler en public". Voilà précisément le genre de consignes que reçoit Alan Ritchson, acteur de la série Reacher, de la part des studios, comme il s'en est livré lors d'une convention à Toronto, selon les propos rapportés par le NY Post. "Vous savez combien d'appels je reçois de la part des studios du genre: 'Tu veux bien fermer ta gueule, s’il te plaît? Arrête de parler en public", a-t-il lancé au public. Avant d'ironiser, sous les applaudissements du public: "Je ne vais pas le faire. Sony me l'a interdit. Et je ne vais rien dire. Pas aujourd'hui. Pas aujourd'hui, Epstein."
"Ce n'est pas le chaos que je recherche. C'est même tout le contraire... Enfin, je ne vais pas m'étendre là-dessus. Vous ne voulez pas voir mes diatribes contre ces foutus politiciens partout. "
Sommé de se taire donc, Alan Ritchson dénonce aussi des choix éditoriaux concernant la série Reacher, diffusée sur Prime Video et dont il est le héros. Les épisodes s'inspirent des différents volumes de la saga littéraire de l'auteur britannique Lee Child, Jack Reacher, qui en compte une trentaine.
Dans un commentaire publié sur Threads la semaine précédente, répondant à un fan déçu, Alan Ritchson avait regretté que Die Trying, deuxième livre de la saga paru en 1998, n'ait pas été adapté à l'écran, alors que cela avait pourtant été envisagé.
Le roman suit Jack Reacher et la fille d'un homme politique enlevée par une milice radicale de suprémacistes blancs, utilisée comme moyen de pression dans des négociations.
C'est "mon livre préféré, a répondu Alan Ritchson à l'internaute. Anecdote amusante: j'avais obtenu le feu vert (ndlr pour l'adapter) jusqu'à ce que quelqu'un soit réélu". Sans nommer directement celui qui en serait le principal fautif, Donald Trump.
Opposant de longue date
Alan Ritchson ne cache pas son opposition au président, s'étant déjà exprimé sur les liens présumés entre Donald Trump et l'affaire Epstein, qualifiant le président de "salaud", qui devrait "aller en prison".
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Chrétien revendiqué, l'acteur s'en était également pris, dans un entretien accordé au Hollywood Reporter en avril 2024, aux chrétiens conservateurs soutenant l'actuel locataire de la Maison Blanche. "Trump est un violeur et un escroc, et pourtant l'ensemble de l'Église chrétienne semble le traiter comme son enfant chéri, c'est surréaliste."
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