Social. Blocus des lycées : les cours suspendus dans 400 à 500 établissements ce lundi
Le ministre de l’Éducation nationale indique ce dimanche que les cours seront « totalement ou partiellement » suspendus lundi dans « 400 à 500 » lycées.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 13:59 | mis à jour aujourd’hui à 14:20
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Les cours seront « totalement ou partiellement » suspendus lundi dans « 400 à 500 » lycées où les conditions de sécurité « ne sont pas réunies », et 24 établissements scolaires ont été « incendiés ou saccagés » en marge du mouvement lycéen lancé en début de semaine, a annoncé dimanche le ministre de l’Éducation nationale.
« Il y en avait entre 400 et 500 qui ont suspendu les cours » vendredi et « il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours, progressive », a précisé Édouard Geffray sur France 2 et France Inter, déplorant par ailleurs « 78 personnels » de l’éducation nationale blessés « depuis le début de évènements ». Les fermetures interviennent lorsque « les conditions de sécurité ne sont pas remplies », soit pour des raisons matérielles, soit parce que des personnels « ont été directement visés », a expliqué le ministre.
« On n’a jamais vu ça », selon Édouard Geffray
« Il y a des militants notamment d’ultra-gauche qui ont infiltré le mouvement lycéen, qui ont dépossédé les lycéens du mouvement et qui ont été extrêmement violents. Très clairement, ça fait aussi courir un risque et à nos personnels et à nos élèves. 78 personnes de l’éducation nationale ont été blessées, on n’a jamais vu ça. Ils ont été attaqués délibérément parce qu’ils étaient personnels de l’éducation nationale », a dénoncé Édouard Geffray.
Débuté le 17 septembre dans la région parisienne, le mouvement de protestation et de blocus des lycéens s’est progressivement étendu à tout le territoire et s’est enflammé jeudi dans de nombreuses villes de France. La journée de vendredi a été marquée par des tensions et plus de 1 700 interpellations – pour 5 000 au total depuis lundi – et les organisateurs appellent à la poursuite de la mobilisation mardi faute de « mesures concrètes ».
Laurent Nuñez réfute toute intervention « disproportionnée »
Les lycéens mobilisés revendiquent plus de moyens humains et financiers pour l’Éducation nationale, se plaignent de la pression de Parcoursup, de professeurs non remplacés, de bâtiments délabrés ou encore d’emplois du temps trop chargés.
Un peu plus tôt ce dimanche, Laurent Nuñez a assuré que les forces de l’ordre « ne réprimaient pas la jeunesse » mais « protègaient » élèves et étudiants désireux de « porter pacifiquement leurs revendications ». Le ministre de l’Intérieur a réfuté toute intervention « disproportionnée », en réponse à un communiqué du Syndicat de la magistrature.