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Série d'été | À l'ombre du mausolée Goblet d'Alviella, l'ancien cœur classé de Court-Saint-Étienne

Ouvert en 1885, le cimetière du Centre, rue Defalque, à Court-Saint-Étienne, abrite le mausolée Goblet d'Alviella, patrimoine exceptionnel de Wallonie. C'est "un des plus beaux monuments funéraires du pays", peut-on même lire dans l'Inventaire du patrimoine wallon dans l'onglet décrivant le cimetière.

Construit entre 1887 et 1889 par l'architecte Adolphe Samyn à la demande du comte Eugène Goblet d'Alviella qui fut ministre d'État et recteur de l'ULB, ce monument funéraire s'inspire des temples hindous. Mais on y retrouve aussi des éléments égyptiens, comme ces sphinx qui assurent la garde du mausolée, des colonnes grecques, des merlons typiques de l'architecture omeyyade (dynastie qui a régné sur le monde islamique entre 661 et 750).

Réalisé en calcaire provenant de l'Ourthe et en pierre bleue de Soignies, il reflète les convictions religieuses universalistes du comte.

Sur ses colonnes, sont gravés des symboles appartenant aux grandes religions, tandis que des citations philosophiques ou religieuses figurent sur les façades en français, en égyptien, en grec et en sanscrit, "résumant l'esprit du mausolée", indique l'Inventaire wallon.

À quelque 600 mètres du cimetière, on ne le sait pas forcément, mais se trouve un site classé depuis 1992 en raison de sa valeur esthétique et architecturale: c'est une partie de la rue du Village, avec ses trottoirs, les immeubles qui la bordent ainsi que les jardins.

Descendant en pente raide depuis l'église Saint-Étienne vers l'ancien moulin Ceulemans, la rue est étroite et entièrement pavée en pierre, décrit l'Inventaire wallon.

Autrefois, "c'est là que battait le cœur de Court-Saint-Étienne, puisque s'y trouvaient à la fois l'église, le château bien sûr, mais aussi la maison communale (numéro 17), la gendarmerie, la poste, quelques commerces et une école", raconte le Patrimoine stéphanois.

"Un ensemble calme, harmonieux et sans ruptures"

Jusqu'en 1855, date de la création du chemin de fer, c'était la principale articulation de la localité. L'expansion des usines Henricot contribuera aussi à déplacer le cœur du village.

"Ces habitations datent pour l'essentiel du XIXe et sont d'esprit néoclassique, nous apprend l'Inventaire wallon. Implantés entre mitoyens ou légèrement espacés, ces volumes, sont d'ampleur comparable et contribuent à former un ensemble calme, harmonieux et sans ruptures, où l'horizontalité domine et atténue la déclivité du terrain. L'harmonie est en outre apportée par les enduits ou peintures colorées des façades."

L'église Saint-Étienne du XVIIIe siècle, de style classique, le presbytère, le cimetière et les abords ont, eux, été classés en 1989.

L'ancienne école libre de l'Immaculée conception, construite vers 1910, devenue ensuite le collège Saint-Étienne et qui accueille désormais des appartements est reprise à l'Inventaire du patrimoine wallon, mais n'est pas classée.

Il en va de même pour le château Goblet d'Alviella dont la construction remonte à 1788. Mais son parc, "aujourd'hui considéré comme un des plus beaux sites naturels de Belgique", indique l'Inventaire wallon, est, lui, bel et bien classé depuis 1976.

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