« Sentiment de liberté », immigration… Léon XIV révèle son rapport à l’Amérique pour la première fois
Le pape Léon XIV, né à Chicago, éprouve un « grand amour » pour les États-Unis et ce qu’ils représentent, mais se considère plus comme « pasteur » universel que comme américain, a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé à la chaîne américaine NBC.
Léon XIV, premier pape américain de l’histoire, s’est entretenu mercredi 29 juillet avec la chaîne en marge d’une veillée de prière à Castel Gandolfo, la résidence d’été du pape, au cours de laquelle le ténor italien Andrea Bocelli a chanté accompagné de jeunes choristes.
« Je me considère davantage comme le pape, il se trouve que je suis américain. Sans pour autant minimiser ce que signifie être américain », a déclaré le pape lorsqu’on lui a demandé quelle importance revêtait pour lui le fait d’être américain.
« J’éprouve un grand amour pour l’Amérique, mais je considère que ma mission comporte une dimension très importante, qui consiste précisément à être pasteur d’une Église universelle et à disposer d’une voix et de la possibilité de m’adresser aux gens du monde entier », a ajouté Léon XIV, qui a passé près de deux décennies comme missionnaire au Pérou.
Interrogé sur ce qu’il aimait aux États-Unis, il a répondu : « tant de choses ». « D’une certaine manière, si l’on parle de principes, de ce que représentent les États-Unis, (j’aime) ce sentiment de liberté, cette idée d’opportunité, cette volonté d’avoir accueilli, depuis des générations, des personnes venues du monde entier pour faire partie de l’Amérique », a déclaré le pape de 70 ans.
Des grands-parents immigrés
Il a précisé que ses grands-parents étaient des immigrés et que du côté de sa mère, il avait « à la fois des ancêtres qui étaient esclaves et d’autres qui étaient propriétaires d’esclaves ».
Léon XIV, à l’instar de son prédécesseur François, a pris à plusieurs reprises la défense des migrants depuis le début de son pontificat, qualifiant d’« inhumain » le traitement réservé aux immigrés aux États-Unis par l’administration de Donald Trump.
Le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, il s’est rendu sur l’île italienne de Lampedusa – l’un des principaux points d’entrée en Europe pour ceux qui tentent la dangereuse traversée de la Méditerranée depuis l’Afrique – où il a appelé à la tolérance et à la protection des migrants vulnérables, dont beaucoup perdent la vie au cours de leur périple.
Le pape américain a par ailleurs déclaré à NBC qu’aucun voyage aux États-Unis n’était encore prévu, mais qu’il espérait s’y rendre « bientôt ».