Brésil: un père perd sa fille et sa femme d'un cancer en 10 heures
Publié28. septembre 2026, 13:45
BrésilSa fille et sa femme meurent d'un cancer à 10 heures d'intervalle
Une jeune femme de 28 ans a succombé à une longue maladie, jeudi dans un hôpital de l'État de Sao Paulo. Sa maman, elle aussi souffrante, a succombé dans la foulée.

Les deux personnes les plus importantes de sa vie lui ont été arrachées en quelques heures. Un Brésilien domicilié dans l'État de São Paulo a perdu sa fille unique et sa femme en l'espace de 10 heures. Cibele, 28 ans, est décédée jeudi vers 16h dans un hôpital de Mogi Guaçu. Sa maman, Maria Elisabete, s'est éteinte vers 2h du matin vendredi dans un autre établissement de la ville. Elle avait 56 ans.
Selon G1, Cibele a appris en 2024 qu'elle était atteinte d'un cancer agressif et rare, né dans sa glande surrénale (ndlr: un petit organe situé juste au-dessus du rein). Environ un an plus tard, sa mère a découvert que ce qu'elle pensait être un calcul biliaire était en fait un cancer du pancréas. Après avoir subi toute une série d'opérations chirurgicales et de traitements de chimiothérapie, Cibele a contracté des infections. En décembre 2025, les médecins ont annoncé à la famille de la jeune femme qu'elle était sur le point de mourir.
Tout en luttant elle-même contre la maladie, sa maman a refusé de perdre espoir: «Elle a jeûné pendant 24 heures en demandant un miracle pour sa fille, et Dieu a répondu. Dieu lui a rendu sa fille», confie Bárbara, une proche. Au moment de quitter l'hôpital, Cibele était pleine d'optimisme devant la vie qui l'attendait. «Elle est restée positive et a vécu de manière autonome malgré son état. Elle a travaillé aussi longtemps qu'elle a pu», raconte Bárbara.
La maladie de sa maman, elle, a progressé rapidement. Le 17 septembre, Maria Elisabete a été hospitalisée et sa fille s'est rendue à son chevet. Une semaine plus tard, c'est l'état de santé de la jeune femme qui s'est lui aussi gravement détérioré, cette fois-ci de manière irréversible. «Je suis rentré de voyage mercredi. Ma mère m'a dit que Maria Elisabete n'allait pas bien. Et quand j'ai reçu un appel jeudi, tout le monde s'attendait à ce que ce soit au sujet de ma tante, pas Cibele», confie Rowilson, le neveu et cousin des défuntes. C'est au retour de la veillée funèbre de la jeune femme que la nouvelle du décès de Maria Elisabete est tombée.
«Aucune des deux ne voulait voir l'autre mourir»
«J’ai dû annoncer à nouveau une terrible nouvelle à mon oncle. Il était en deuil de sa fille, et sa femme était également décédée», témoigne Rowilson. «Il a perdu sa famille. Rentrer chez lui et ne plus trouver personne… C'est triste et difficile», ajoute le jeune homme. Selon leur famille, la mère et sa fille souhaitaient toutes deux ne pas être informées de la mort de l'autre si l'une d'elles était encore en vie. «Aucune des deux ne voulait voir l'autre mourir. Elles en parlaient même, parfois en plaisantant, parfois sérieusement, et cela s'est produit. Aucune n'a jamais appris le décès de l'autre», souffle Rowilson.

Joëlle Mermoud (joc) est journaliste à 20 Minutes depuis 2009. Elle traite de l'actualité internationale au Newsdesk, avec un faible pour les histoires insolites.
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