Rugby amateurs (Fédérale 3) : Tarbes trop indiscipliné s'incline à Josbaig pour son premier déplacement dans un duel intense et serré
l'essentiel Le Stado a subi une défaite amère face au promu béarnais, ce samedi, lors de sa première sortie de la saison. Malgré un retour en force en seconde mi-temps agrémenté de trois essais, les Tarbais ont échoué près du but, devant se contenter du point défensif.
"Le Stado à Josbaig, je n’en reviens pas", s’est écrié un supporter de Josbaig. Le nom du club tarbais a résonné jusqu’aux confins du Béarn et le stade André Mayca de Saint-Goin était bondé, "plus qu’à l’accoutumée", pour accueillir la première sortie des Tarbais. Et si le stade béarnais a bien failli déchanter, Berbizier ayant au bout du pied la transformation de la gagne (30-29, 80e), il faut reconnaître que la vaillance des locaux a été récompensée, surtout dans une première mi-temps presque à sens unique.
Tarbais surpassés
Inutile de dire que les Béarnais ont livré un combat de tous les instants pour prendre un départ tonitruant en inscrivant coup sur coup deux essais après pénaltouche et ballon porté par les avants (20e, 10-0 ; 24e, 17-0).
Ne parvenant pas à trouver le rythme, Thibaut Paris et ses coéquipiers laissaient au contraire les "jaune et noir" exprimer leur répertoire dans une solide partition facilitée, il est vrai, par les nombreuses fautes d’un Stado réduit à 13 après deux cartons (22e et 28e).
Dans ce contexte, si Berbizier réduisait l’écart sur pénalité (17-3, 33e), ce sont les locaux qui enfonçaient le clou en mettant le Stado une nouvelle fois à la faute (20-3, 38e).
Beaucoup de fautes mais une bonne réaction du Stado
À quelques minutes de la mi-temps, Tarbes réagissait pour porter le danger dans les 5 mètres de Josbaig et après plusieurs temps de jeu, Ramon choisissait le petit côté, ce qui permettait à l’arrière Soulan de filer derrière la ligne. Cet essai transformé, permettant de vérifier qu’en faisant vivre le ballon, les Tarbais se montraient supérieurs à leur vis-à-vis.
Et dès le retour des vestiaires, ce sont bien les joueurs du duo Hans Grobler et Johan Paulet qui faisaient, enfin, preuve de plus d’agressivité à l’image de ce contre de Guicherd qui permettait à Cayuela (1re ligne, remplaçant) de filer derrière la ligne (20-17, 45e).
Avec des Tarbais mieux en place, solides en défense et avec un jeu d’occupation mieux géré, la possession fuyait le promu Josbaig qui se trouvait même acculé dans ses 22 mètres.
Si Tarbes se créait quelques bonnes occasions, une faute de main, un en-avant ou une touche pas droite, venaient annihiler ces bonnes intentions.
Beaucoup d’occasions gâchées mais avec des avants tarbais se montrant à leur avantage pour récupérer le ballon sur mêlée fermée et il fallait une grosse défense de Josbaig sur sa ligne pour repousser les assauts tarbais.
Sur un énième maul, le capitaine prenait les affaires à son compte et le ballon en mains, pour envoyer Cayuela conclure au ras cette domination (20-24, 61e).
Le plus dur semblait fait, mais c’était compter sans ce diable de centre béarnais, Glanes, qui sanctionnait une nouvelle faute du Stado (23-24, 69e), avant de filer plein axe, solide, pour inscrire le 3e essai et remettre les siens devant (30-24, 78e).
Face à une entente solidaire, galvanisée devant un public chambreur qui a fait sortir du match certains Tarbais, mais soutenu par une poignée de supporters faisant monter des "allez Stado", les joueurs tarbais se remettaient en ordre de marche pour, de nouveau, investir les 22 adverses sous l’impulsion de leurs avants.
Et c’est Greyling, qui se montrait le plus puissant pour perforer la défense et aplatir le 4e essai tarbais sur la sirène (30-29, 80e).
La suite ne tient pas à grand-chose mais en s’écartant des perches, la transformation pourtant largement dans les cordes de l’ouvreur tarbais, permettait à Josbaig de célébrer, comme à l’issue d’une finale, un succès mérité face aux Tarbais.
Un Stado qui a payé cash un départ plombé par de trop nombreuses fautes pour un premier voyage en terre hostile, soldé par une courte défaite, mais avec un point comme lot de consolation.