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Ruben, 39 ans, propriétaire de 150 logements : "Pour éviter les problèmes d'occupation illégale, je les propose à la location touristique"

En attendant une loi le protégeant en tant que propriétaire, Ruben a pris la décision de réserver ses 150 logements à la location touristique.

Il préfère prendre les devants. Même si les cas d’occupation illégale ne sont pas si fréquents, ils se transforment en véritable casse-tête pour les propriétaires. Et Ruben, qui possède pas moins de 150 logements, préfère éviter les problèmes en se concentrant sur la location touristique.

Régulièrement la presse se fait l’écho de squatteurs qui prennent possession d’une habitation ou de locataires qui refusent de quitter les lieux après avoir cessé de payer leur loyer. Mais l’occupation illégale d’un logement sans l’accord de son propriétaire « reste marginale », comme le souligne Sylvain Grataloup. Le président de l’Union des propriétaires immobiliers, cité par le journal Les Échos, s’appuie sur les chiffres du ministère de l’Intérieur de 2023, selon lesquels « la France a enregistré entre 6 000 et 7 000 cas de squats. » À titre de comparaison, ce sont chaque année quelque 13 millions de baux qui sont signés en France.

Ruben, 39 ans, propriétaire de 150 logements : « Pour éviter les problèmes d'occupation illégale, je les propose à la location touristique » © La Sexta

Le propriétaire a expliqué qu'il n'a pas d'autres choix.

Des propriétaires qui sont nombreux à s’inquiéter des problèmes d’occupation illégale

Il n’en reste pas moins que les propriétaires sont de plus en plus nombreux à craindre de se retrouver confrontés à pareille situation. Ainsi, selon un sondage réalisé en France par Ipsos et Verisure, auprès de 1 000 d’entre eux, « 70 % d’entre eux déclarent une inquiétude certaine face à l’idée de subir un squat ».

De l’autre côté des Pyrénées, le problème est le même et alors que l’Espagne connait une véritable crise du logement, les propriétaires sont de plus en plus frileux à proposer leur logement à la location. C’est d’ailleurs ce qu’a expliqué Ruben, qui a témoigné dans l’émission Más Vale Tarde sur la chaîne La Sexta (voir la vidéo ci-dessous).

Ruben, un propriétaire, réserve désormais ses 150 logements à la location touristique

Il possède 150 maisons et il a affirmé qu’il voulait tout vendre face à l’incertitude qui plane sur le marché immobilier. Mais en attendant, il a décidé qu’il ne proposerait plus ses logements qu’en location touristique « pour éviter les problèmes d’occupation illégale ». Il a expliqué qu’il ne les louerait à titre résidentiel que s’il existait une loi ou un décret lui assurant que ses locataires le paieraient et « que s’ils ne le faisaient pas ou rencontraient un problème quelconque, il pourrait résilier le contrat ».

« Le contexte politique actuel ne le laisse pas présager, et c’est pourquoi je les vends tous« , a-t-il assuré. Avant de préciser qu’il recherche simplement « une sécurité juridique ». Et il est prêt à perdre de l’argent plutôt que de se retrouver coincé avec un locataire qui refuse de payer. Car ses maisons se trouvent dans des zones résidentielles plutôt que dans des zones touristiques.

© Shutterstock

Des propriétaires comme Ruben hésitent à proposer leurs logements à la location.

Le propriétaire n’est pas le seul à se retrouver dans l’incertitude

« Ce sont des villes d’environ 10 000 habitants, et les locations y sont très rentables en juillet et en août. Le reste de l’année, elles sont vides, et nous devons quand même payer les charges de copropriété, l’eau, l’électricité… », a-t-il affirmé. Et ce n’est pas le seul propriétaire à se poser des questions.

Suite à l’expulsion de Maricarmen, une retraitée de 82 ans, le gouvernement espagnol a tenu à prendre plusieurs décrets censés protéger les locataires et éviter la spéculation. Mais ces mesures ne font pas les affaires des propriétaires qui désormais hésitent à proposer leurs logements à la location.

En bref

  • 🏠 Ruben, propriétaire de 150 logements, se tourne vers la location touristique pour éviter les problèmes d'occupation illégale.
  • 📉 En France, l'occupation illégale reste marginale avec 6 000 à 7 000 cas annuels, mais inquiète 70 % des propriétaires.
  • 🔍 En Espagne, la crise du logement pousse les propriétaires à privilégier la sécurité juridique face à l'incertitude du marché.