Royaume-Uni: la compagnie pétrolière BP envisage de vendre ses activités en mer du Nord
British Petroleum, le champion local des hydrocarbures, a annoncé vendredi 31 juillet 2026 qu’il envisageait de vendre l’ensemble de ses activités en mer du Nord, se détournant d’un bassin vieillissant alors que le gouvernement britannique est sous pression pour autoriser davantage de forages.
Publié le : 31/07/2026 - 13:32
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L’entreprise explique vouloir concentrer ses ressources et son capital dans des régions plus rentables. « Le Royaume-Uni est notre foyer depuis plus de 100 ans et continuera de jouer un rôle important dans notre avenir », assure la directrice générale, Meg O’Neill, dans un communiqué. L’entreprise précise que le siège de BP restera dans le pays.
BP a déjà mené - sans succès - des discussions sur la vente de ses actifs en mer du Nord avec Ithaca Energy, pour un montant évoqué alors de 2 milliards de livres (2,34 milliards d’euros), écrivait le Financial Times en juin.
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Pressions politiques et virage « pragmatique »
Une décision qui peut surprendre au moment où, sous la pression de Donald Trump, le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham promet d’avoir une approche « pragmatique » vis-à-vis de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières au large des côtes orientales du pays, en ajoutant que le pays « ne peut pas ignorer » cette ressource.
Le président américain n’est pas le seul à pousser pour la multiplication des forages en mer : d’autres voix au Royaume-Uni y voient le moyen de faire baisser les coûts de l’énergie pour les particuliers et les entreprises et de renforcer l’indépendance énergétique du pays.
Si les partisans des forages mettent en avant des gains rapides en matière de sécurité et d’indépendance énergétique, les experts soulignent qu’il s’agit d’un bassin en voie d’épuisement.
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Relance du débat sur l'énergie
De plus, le sujet est loin de faire l’unanimité au Royaume-Uni, puisqu’avant de remporter l’élection de 2024, le parti travailliste avait explicitement promis que, pour des raisons écologiques, il n’accorderait pas « de nouvelles licences pour explorer de nouveaux champs » pétroliers et gaziers.
La décision de BP vient rappeler que le bassin de mer du Nord est en voie d’épuisement. La plupart des grands groupes pétroliers ExxonMobil, Chevron, Shell, TotalEnergies s’en sont d’ailleurs partiellement ou totalement retirés ces dernières années. Shell, autre géant britannique et concurrent de BP, a déjà réorganisé ses actifs dans la région, regroupés l’an dernier avec ceux du Norvégien Equinor.
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