Royaume-Uni. Emmanuel Macron inaugurera l'exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum mercredi
Une visite pour consolider la diplomatie franco-britannique. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, est attendu mercredi au British Museum pour inaugurer l’exposition relative à la tapisserie de Bayeux, prêtée par la France. L’occasion pour lui d’avoir un « premier échange approfondi » avec le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, prévu dans la foulée, jeudi.
L’objectif principal de sa visite au Royaume-Uni est « l’inauguration de l’exposition du prêt de la tapisserie de Bayeux au British Museum », « un moment particulièrement fort voulu par le président de la République pour la relation franco-britannique », a expliqué un conseiller d’Emmanuel Macron.
Une broderie millénaire à Londres depuis juillet
Accompagné de son épouse, Brigitte Macron, et de représentants des autorités britanniques, le président français est « très impatient » de retrouver la tapisserie « exposée dans des conditions optimales », pour la première fois « à plat et d’un seul tenant ». L’œuvre est parvenue le 10 juillet au célèbre musée londonien pour un prêt d’un an décidé en juillet 2025. Elle y sera exposée de septembre au 11 juillet 2027.
Ce transfert historique depuis Bayeux, dans l’ouest de la France, avait donné des sueurs froides à des experts et défenseurs du patrimoine en France, qui redoutaient une dégradation irréversible de cette tapisserie très fragile. La ministre française de la Culture, Catherine Pégard, s’est réjouie mi-juillet, en déplacement à Londres, de voir la broderie millénaire, traditionnellement exposée dans un musée de Bayeux, en Normandie, « en très bon état » au British Museum.
Une visite diplomatique
Dans la capitale britannique, Emmanuel Macron sera aussi le premier dirigeant d’un pays de l’Union européenne, et le deuxième dirigeant étranger après l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, à être reçu par Andy Burnham, le travailliste qui a remplacé Keir Starmer à la tête du gouvernement en juillet.
« Le président avait noué une relation très amicale et très efficace, en particulier sur l’Ukraine et le Moyen-Orient », « avec le Premier ministre Starmer », a souligné son entourage. « Le contact a été établi immédiatement » avec son successeur, a-t-on ajouté à l’Élysée, mettant en avant ses premiers pas, avec un premier déplacement à Kiev et une participation rapide à la Coalition des volontaires pour soutenir l’Ukraine.
Paris estime ainsi que « la coordination » s’annonce « aussi importante et régulière » avec Andy Burnham et Keir Starmer.