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Romelu Lukaku poussé vers la sortie à Naples, Monaco parmi les courtisans - Sport.fr

L’attaquant belge n’entre plus dans les plans du champion d’Italie. Plusieurs clubs se sont manifestés, dont l’AS Monaco, à la recherche de solutions offensives après le départ de Maghnès Akliouche.

Il y a des attaquants qui vieillissent dans un club et d’autres qu’on remercie poliment. Romelu Lukaku appartient, cet été, à la seconde catégorie.

Naples veut tourner la page

Le message est clair du côté du Diego-Armando-Maradona : le Belge est poussé vers la sortie. Après deux saisons en Campanie, marquées par des séquences convaincantes et d’autres nettement moins, le club a décidé de réorganiser son secteur offensif.

Une décision qui ne surprendra personne dans le milieu. À 33 ans, Lukaku pèse lourd — sur le terrain comme sur la masse salariale — et la Serie A a rarement de la patience pour les contrats de ce gabarit quand les statistiques baissent.

Le verdict est tombé. Reste à trouver preneur.

Plusieurs courtisans, dont Monaco

Et des courtisans, il y en a. L’AS Monaco en fait partie, selon les informations relayées par la presse italienne.

Le contexte monégasque explique cet intérêt. Le club vient d’encaisser 50 millions d’euros du PSG pour Maghnès Akliouche, et Filipe Luis a publiquement reconnu chercher à compenser cette perte. Le technicien brésilien a d’ailleurs expliqué que les matchs de préparation servaient précisément à cerner le profil recherché.

Lukaku n’est évidemment pas un remplaçant d’Akliouche — les deux joueurs n’occupent ni le même poste ni la même fonction dans un système. Ou plutôt : il répondrait à un autre besoin, celui d’un point de fixation capable de tenir le ballon et de peser dans la surface.

Deux logiques différentes. Le Rocher pourrait très bien mener les deux dossiers en parallèle.

Le pari est-il raisonnable ?

Question légitime. Lukaku a beaucoup joué, beaucoup encaissé physiquement, et son rendement en Ligue des champions n’a jamais atteint celui de ses meilleures années à l’Inter.

Mais le championnat de France reste un terrain où sa puissance ferait des dégâts. Peu de défenses de Ligue 1 disposent d’un central capable de le tenir dos au but sur quatre-vingt-dix minutes.

Le salaire, en revanche, constitue l’obstacle principal. Monaco n’a pas l’habitude de s’aligner sur ce type de rémunération, et il faudra probablement que Naples participe à l’effort pour que l’opération devienne envisageable.

Un marché des attaquants encore bloqué

Le dossier Lukaku s’inscrit dans un été où les grands numéros 9 tardent à bouger. Julian Alvarez pousse pour rejoindre le FC Barcelone, l’Atlético résiste, et tant que ce type de dossier n’est pas tranché, la mécanique reste grippée en aval.

Ça sent la fin de mercato agitée.

La suite

Trois semaines et demie. C’est le temps qu’il reste pour boucler l’affaire, en Italie comme en France.

Voir Lukaku au Louis-II en septembre relèverait presque du coup de théâtre. Mais dans un marché où les clubs italiens cherchent à dégraisser et où Monaco a de l’argent frais, l’hypothèse mérite d’être prise au sérieux.