Rhône. « La route n’est pas un circuit » : un rassemblement sauvage de véhicules stoppé par un hélicoptère et les forces de l’ordre
Le rassemblement sauvage de voitures, anticipé par la préfecture du Rhône, qui avait pris un arrêté d’interdiction, a bien eu lieu dans l’Est lyonnais, vendredi soir, mais a vite été interrompu par les forces de l’ordre.
Une dizaine de gendarmes de l’escadron départemental de contrôle des flux, au volant de véhicules banalisés, ont effectué des rondes, sur les parkings habituellement prisés par les fans de drifts (glisse), burn-out (faire patiner les roues pour produire de la fumée et du bruit) et courses de vitesse.
Du temps de vol pour l’hélicoptère
Ces militaires ont bénéficié de l’appui exceptionnel de l’hélicoptère de la gendarmerie du Rhône, qui n’avait pas de missions programmées, à la veille du week-end, et des heures de vol à réaliser. Depuis les airs, l’engin était plus à même de déceler des convois et de capter les comportements d’automobilistes pouvant, le cas échéant, refuser d’obtempérer à une obligation de s’arrêter, en vue d’une judiciarisation des faits.
C’est finalement au sol que les gendarmes ont repéré deux BMW suspectes sur l’autoroute se diriger vers une zone industrielle de Chassieu, où une centaine de véhicules venaient d’arriver, à la tombée de la nuit. Les policiers, dépêchés sur place, ont procédé à l’évacuation des lieux. L’hélicoptère, qui a braqué sa lumière vive sur le parking, a dû produire lui aussi son petit effet.
Une dizaine d’infractions relevées par les gendarmes
Les gendarmes ont relevé une dizaine d’infractions, dans leur zone, alors que les conducteurs et le public prenaient la poudre d’escampette, notamment pour des plaques et d’autres équipements non homologués. Le non-respect de l’arrêté préfectoral , qui s’applique aussi aux spectateurs, a donné lieu à des amendes à 135 €.
Surtout, deux véhicules trafiqués, impropres à la circulation, ont été mis en fourrière, en vue de leur possible destruction. L’un d’eux a été immobilisé à Pusignan, autre lieu connu de rassemblements sauvages d’automobiles, à la frontière avec l’Isère. Ces deux mises en fourrière, qui s’accompagnaient de démarches importantes, ont pris beaucoup de temps aux militaires.
Aucun autre rendez-vous de tuning n’a été constaté dans la nuit de vendredi à samedi dans le Rhône. L’action des forces de l’ordre dans le département a permis d’entraver tous les événements du genre avant qu’ils ne deviennent d’ampleur ces derniers mois, se félicite une source sécuritaire.
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« Parfois cela se termine par des drames »
En France, « chaque année, nous constatons des accidents qui mettent en danger les participants, les spectateurs et les autres usagers de la route. Parfois cela se termine par des drames, déplore la gendarmerie du Rhône sur ses réseaux sociaux. Les conducteurs qui se livrent à ce genre de rodéo s’exposent à des peines de prison, à la suspension immédiate de leur permis de conduite, à la mise en fourrière immédiate de leurs véhicules qui peuvent finir détruits ou confisqués. »
« Les gendarmes du Rhône ne feront preuve d’aucune tolérance. La pratique du tuning n’est pas interdite lorsqu’elle respecte la réglementation. En revanche, les modifications rendant un véhicule non conforme sur la voie publique ou les rassemblements illégaux ne seront pas tolérés. La route n’est pas un circuit. »