Revolut, dernier exemple de ces manœuvres malveillantes qui précèdent des rapts crypto - ZDNET
La majeure partie des clients de la banque en ligne ciblés résident en Suisse et en France, selon le Financial Times.
Décidément, tous les moyens sont bons pour avoir des informations sur des détenteurs de crypto. Un nouveau fait-divers vient ainsi de rappeler l’ingéniosité des cybercriminels sur ce terrain-là.
La banque en ligne britannique Revolut, agréée en France en août dernier, a récemment déploré une « tentative d'usurpation d'identité externe sophistiquée ».
L’attaquant se faisait passer pour l’expéditeur d’une agence gouvernementale pour obtenir des informations sur des clients. Une obligation légale pour la banque, trompée par « une authentification technique de domaine valide », pointe cette dernière, sans vraiment plus de précisions.
Majeure partie de résidents suisses et français
Dans son communiqué transmis à ZDnet.fr, la banque en ligne signale avoir identifié un groupe de 680 clients touchés, contactés par l’entreprise. Un sujet sur lequel le Financial Times est un peu plus précis. La majeure partie des clients touchés résident en Suisse et en France, des cibles identifiées, à tort ou à raison, comme des baleines crypto. La banque en ligne n'a pas confirmé cette répartition.
Les tentatives d'extorsion crypto nourrissent ces dernières années un business douteux de recherche d’informations. Une activité qui concerne particulièrement la France, un pays qui concentre de nombreux faits de ce type.
Le piratage de la startup Waltio est ainsi soupçonné d’avoir alimenté la vague de rapts crypto déplorée dans l’Hexagone. Une cible alléchante à cause de sa solution de facilitation de la gestion comptable et fiscale de l’investissement crypto,
Détournement de fichiers
Toutefois, ce genre de manœuvres de recherche d’information sur des cibles ne relève pas toujours du piratage informatique. En témoigne ainsi les poursuites contre une ancienne fonctionnaire des impôts, mise en examen à la fin juin 2025.
Comme le rappelait « Le Parisien », cette trentenaire est soupçonnée d’avoir fait des recherches illégales dans les fichiers de l'administration. Et sur de nombreuses personnalités mais aussi des investisseurs en cryptomonnaie.
Au dernier décompte, dévoilé par France inter, plus de 70 enlèvements ou séquestrations liés aux cryptomonnaies ont été recensés en 2026 en France. Le parquet national anticriminalité organisée compte également plus de 90 personnes mises en examen dans ce genre d’affaires.