Rentrée scolaire : Chute spectaculaire du nombre d'élèves partout en Wallonie picarde
Si la Wallonie picarde a perdu 2173 élèves (maternel et primaire) en dix ans, Tournai y est pour beaucoup dans les statistiques : 415 et 691 élèves en moins respectivement dans les classes du maternel et du primaire. Et dans le secondaire, la chute est aussi spectaculaire avec 1130 élèves de moins. Il y a des conséquences. Lundi, trois écoles n'ouvriront pas leurs portes : les écoles communales de Froidmont, de Béclers et Jean Noté (l'école Arthur Haulot s'installera dans les locaux de l'avenue de Gaulle. Les collines tournaisiennes ont payé cher cette restructuration forcée du paysage scolaire. Après la fermeture des écoles d'Havinnes, l'établissement de Béclers cesse définitivement ses activités.
Dans ce contexte, l'école Saint-Thomas de Maulde fait mieux que résister et l'atmosphère y est plutôt optimiste. Des signes ne trompent pas. Cet été, pendant les vacances, au côté de la directrice, des enseignantes, des parents d'élèves et des membres du pouvoir organisateur ont mis la main à la pâte pour effectuer la rentrée dans les meilleures conditions."On fait avec nos moyens financiers, grâce notamment aux festivités organisées à l'école. On veille à améliorer le confort des élèves et des enseignants en effectuant des travaux chaque année. L'an dernier, on a rénové les toilettes et pendant ces vacances deux classes ont été rénovées et repeintes. Ce chantier a pris tout de même une dizaine de jours vers la mi-juillet", témoigne Kelly Voisin qui effectuera lundi sa deuxième rentrée dans la peau de directrice d'école.
Des habitants du village, souvent d'anciens élèves de l'établissement, ont proposé leur aide. "Cette bonne connivence entre le village et l'école m'a frappée quand je suis arrivée ici : beaucoup d'anciens élèves s'intéressent de près à la vie de l'école et des associations du village nous soutiennent bien".
Lundi, l'école Saint-Thomas comptera 76 élèves. Fin décembre, ils seront 79. Pas mal pour une "petite" école de village qui, voici quelques années, ne comptait que 43 élèves. Kelly Voisin sait que c'est un défi permanent et que rien n'est jamais acquis. "Une rentrée est toujours un stress parce que si le nombre d'élèves diminue, même un peu, ça peut avoir des conséquences sur l'encadrement et donc pour des collègues".
Face à des parents parfois hésitants, la directrice insiste sur les atouts d'une petite structure par rapport aux gros établissements de la ville."Le programme suivi est le même, ce n'est pas plus facile", dit Kelly Voisin. L'équipe pédagogique a choisi de privilégier les codes couleurpour les bulletins intermédiaires et de ne garder les points que pour les gros bulletins. "Ce système a fait ses preuves, il met moins de pression sur l'enfant qui comprend ieux le principe de ce qui est acquis et ce qui doit encore l'être".
Le système des ceintures de compétence (une représentation imagée d'un niveau à atteindre comme au judo). sera poursuivi, dans un but de favoriser encore plus l'autonomie des élèves, de même que celui des ceintures de comportement. "Notre équipe jeune, motivée et dynamique, aime se remettre constamment en question ; c'est très important de se renouveler quand on fait notre métier".
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