Rentrée littéraire : nos trois coups de cœur de la semaine
Chaque mercredi, nos critiques littéraires sont publiées dans le supplément "Arts Libre". Chaque samedi sur le web, nous sélectionnons trois "coups de cœur" parmi nos recensions.
Cette semaine, nous vous proposons un dessinateur qui passe une nuit à Beaubourg, une touche d'ordinateur qui cesse de fonctionner et une artiste neuro atypique.
"Un Diamant dans les gravats" (Luz)
Rescapé de l'attentat de Charlie Hebdo, Luz (Fauve d'or 2025 d'Angoulême pour Deux filles nues) fait son entrée en littérature avec Un Diamant dans les gravats (Stock) dans la collection "Ma nuit au musée". Il l'a passée à Beaubourg en juillet 2025 avec les "fantômes" des œuvres de Picasso, d'Ernst Ludwig Kirchner, et d'autres artistes qui peuplaient Pompidou, avant la fermeture du site pour cinq ans. Le but : se "confronter" à ses "propres travaux". Il en tire une réflexion passionnante sur l'histoire de l'art, sur l'art de la caricature. Un livre qui vous esquisse un sourire ou vous fait monter les larmes en l'espace de quelques pages. J.Besn.
Notre entretien avec Luz
"Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? (Lucie Rico)
Quand la touche point de son ordinateur cesse de fonctionner, c'est toute l'existence de la narratrice qui bascule. Dans une irrésistible enquête à la recherche d'une fin de phrase, Lucie Rico nourrit de burlesque et de gravité sa réflexion sur la mémoire, le langage et les petits mensonges par lesquelles on réécrit le passé. A.Mar.
Notre critique
"La vie brute" (Joy Sorman)
Joy Sorman raconte ses rencontres durant un an avec l'artiste de l'Art brut, la Belge Irène Gérard. Celle-ci, "neuro atypique" vient tous les jours, peindre à la 'S' Grand Atelier de Vielsalm, dans nos Ardennes. Un lieu unique qu'une exposition il y a un an, au BPS22 à Charleroi avait mis en lumière. On y fait travailler ensemble sur des projets artistiques les plus variés, les plus libres (peinture, textile, vidéo, bande dessinée, etc.), des résidents porteurs de déficiences mentales plus ou moins légères et des artistes contemporains. En tentant, avec toute son humanité, d'approcher Irène Gérard, Joy Sorman s'interroge sur ce qu'est l'art, sur notre société et sur elle-même, sur son enfance, sur l'écriture. G.Dt
Notre critique
Chaque mercredi, découvrez toutes nos critiques littéraires dans le supplément" Arts Libre".
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