Rentrée littéraire 2026 : trois bons livres à lire ce week-end
Chaque mercredi, nos critiques littéraires sont publiées dans le supplément "Arts Libre". Chaque samedi sur le web, nous sélectionnons trois "coups de cœur" parmi nos recensions.
Cette semaine, nous vous proposons de rouvrir une enquête criminelle, de vivre le quotidien des profs et de prendre la maman de Véronique Ovaldé dans vos bras.
"L'inconnue du quai de Javel" (Philippe Jaenada)
Le 6 septembre 1949, on trouve le corps de Louise Cansot, le modèle le plus dessiné de l'époque. La police ne cherche pas longtemps. La jeune femme n'en vaut pas la peine. Pas de coupable donc… Jusqu'à ce que Philippe Jaenada rouvre le dossier. Cette fois, l'écrivain se réconforte dans la lecture des 75 romans du commissaire Maigret et, comme toujours, c'est à la fois passionnant, grave et plein d'hilarantes digressions. L'inconnue du quai de Javel ne ressemble à rien d'autre qu'à un Jaenada. Fort heureusement. J.-L.C.
Notre critique et interview
La solitude des professeurs est infinie (Yannick Haenel)
L'excellent nouveau roman de Yannick Haenel résonne fortement – par hasard - avec le profond malaise et la révolte des enseignants en Belgique francophone. Yannick Haenel a expliqué avoir ressenti la nécessité de ce roman après l'horreur des assassinats en plein cours de Samuel Paty et de Dominique Bernard. Un roman qui raconte en les romançant autant la difficulté d'être prof aujourd'hui que la nécessité d'un métier qui reste "le plus beau du monde". G.Dt
Notre critique
"Vivre sans bonheur et n'en point dépérir" (Véronique Ovaldé)
Après avoir remporté le Goncourt de la nouvelle pour son excellent recueil (À nos vies imparfaites), Véronique Ovaldé revient au roman. Cette fois, elle a décidé de puiser dans sa biographie. Une première. Si Véronique Ovaldé écrit au "Je", ce n'est pas pour parler d'elle mais plutôt pour dresser un portrait de sa mère. L'autrice a le talent de nous surprendre en imaginant ses vies parallèles, pour planter un décor en utilisant nos sens, pour reconstituer les époques, pour sortir la sulfateuse et dézinguer son père et le patriarcat au sens large, grâce à une prose émaillée de punchlines courtes et de phrases longues. Un livre lucide, intelligent, poignant et surtout un hommage magnifique. J.Besn.
Notre critique
Chaque mercredi, découvrez toutes nos critiques littéraires dans le supplément" Arts Libre".