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Relation avec Marine Le Pen, référendum sur l'immigration, retraites... Ce qu'il faut retenir de l'entretien de Jordan Bardella sur BFMTV

En marge de sa visite à la Foire de Châlons, le président du Rassemblement national a accordé un entretien à BFMTV ce samedi 29 août.

Une rentrée avec 2027 dans le viseur. Le président du Rassemblement national a accordé à BFMTV un entretien, ce samedi 29 août, en marge de son déplacement à la Foire de Châlons. Relation avec Marine Le Pen, retraites, immigrations, dette, censure... Retour sur ses déclarations.

• Jordan Bardella se prépare à être Premier ministre

"Nous avons l'année dernière beaucoup travaillé sans savoir qui porterait les couleurs du Rassemblement national pour la présidentielle", a souligné Jordan Bardella, alors que le sort de Marine Le Pen était suspendu à la décision de la cour d'appel de Paris.

La peine d'inéligibilité de l'ancienne cheffe du RN ayant été réduite en appel, elle peut se présenter à la présidentielle, et évince de fait Jordan Bardella. "C'est notre candidate naturelle à l'élection présidentielle", a-t-il martelé, affirmant que ce qu'il aurait "pu éventuellement ressentir n'a aucun intérêt".

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"Je serai là et je mènerai campagne aux côtés de Marine Le Pen et je me prépare à être le prochain chef du gouvernement", a-t-il assuré. "Toute forme d'humeur contrariée de ma part serait contraire au sentiment qui me domine (...) La vie politique française est dévorée par les ambitions personnelles et je ne serai jamais de ces responsables politiques", a-t-il encore déclaré.

Et d'ajouter: "que nos détracteurs et adversaires ne comptent pas sur moi pour faire preuve de déloyauté."

• 125 milliards d'euros d'économies d'ici à 2032

Si Marine le Pen est élue présidente, et qu'il devient Premier ministre, Jordan Bardella assure qu'ils économiseront "125 milliards d'euros d'ici à 2032", la fin de leur éventuel quinquennat.

"Les Français ne supportent plus d'assumer sur leurs épaules de voir ponctionner une grande partie de ce qu'ils gagnent pour un État qui gaspille de l'argent", a-t-il souligné, annonçant une première mesure s'il venait à devenir chef du gouvernement: "supprimer une myriade de 120 taxes et impôts à faible rendement".

"Nous devons mettre fin à l'hystérie fiscale (...) Nous allons nettoyer au Karcher les finances publiques", a-t-il assuré.

• Réduire le déficit public, une "règle d'or" qui devrait être inscrite dans la Constitution

Alors que les débats sur le budget 2027 doivent débuter en octobre, Sébastien Lecornu a mis en garde sur une absence de budget qui rajoutera "un désordre domestique au désordre international".

"Cette déclaration est insupportable, dans la vie politique française plus personne n'est responsable de quoi que ce soit. Le gouvernement est toujours en train d'expliquer que ce n'est pas de leur faute", a jugé le président du RN.

"Nous allons présenter dans les prochaines semaines un plan de redressement des finances publiques", avant le début des débats budgétaires", a-t-il annoncé.

"La France aura besoin d'une règle d'or qui va inscrire cette volonté de réduire le déficit public dans la Constitution", a-t-il estimé.

Quant à une éventuelle censure du gouvernement sur le budget, "nous n'excluons rien par principe", a expliqué Jordan Bardella.

• Un référendum sur l'immigration "très rapidement"

"Nous souhaitons organiser très rapidement un référendum sur l'immigration", a réaffirmé Jordan Bardella, qui souhaiterait que ce vote ait lieu "lors du premier tour des législatives".

"Dans ce texte, il y aura l'ensemble des dispositions juridiques, administratives et sociales pour permettre au peuple français de reprendre le contrôle de l'immigration. Nous proposerons la suppression du droit du sol, l'expulsion systématique des délinquants et criminels étrangers, la priorité nationale dans les aides sociales", a-t-il détaillé.

"Nous ferons en sorte que l'asile soit traité dans les ambassades et consulats des pays de départ et de reprendre le contrôle de nos frontières", a-t-il encore expliqué.

• Pour les retraites, Jordan Bardella prône "un système qui mette davantage en valeur la durée de cotisation"

Alors que Marine Le Pen prône un départ à la retraite à 60 ou 62 ans, Jordan Bardella est favorable à l'abandon de la mesure d'âge de départ à la retraite et à l'établissement d'un pilier de capitalisation.

"La question des retraites va être au cœur des débats budgétaires (...) le modèle de retraite par répartition est insoutenable", a-t-il estimé.

"Soit vous demandez à la France du travail en leur demandant de travailler plus longtemps, soit vous considérez qu'il n'y a pas assez de gens qui travaillent (...) C'est vrai, je pense qu'il faut un système qui mette davantage en valeur la durée de cotisation (...) Je suis favorable à ce que nous développions la capitalisation", a-t-il encore expliqué.

• "Aucune banque française" ne veut financer le RN

Alors que les financements de campagne du Rassemblement national font largement polémique depuis des années, Jordan Bardella a évoqué la prochaine présidentielle.

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"Au moment où je parle, aucune banque française n'a répondu favorablement (...) Nous continuons à chercher", a-t-il dévoilé, appelant "les tenants du système bancaire à la responsabilité".

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