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RECIT. Un Lotois et sa compagne tués au Portugal : comment le suspect qui a tenté de dissoudre le couple dans des produits chimiques a-t-il été arrêté ?

l'essentiel Jean-Marie Grenier, un ancien kinésithérapeute du Lot, 79 ans, et sa compagne Mirela, 62 ans, ont été retrouvés morts la semaine dernière dans leur propriété du sud du Portugal. Dès le lendemain de la découverte, un homme âgé de 45 ans qui travaillait pour le couple a été interpellé, mais le mystère reste entier.

Un appel de quelques minutes aura été décisif... Ce vendredi 11 septembre, une communication téléphonique a permis aux enquêteurs portugais de remonter jusqu’à l'homme qui aurait tué deux français : Jean-Marie Grenier, 79 ans, originaire du Lot, et sa compagne Mirela, 62 ans.

Selon les informations de plusieurs médias portugais, cet employé, qui travaillait comme gardien de la propriété du couple, aurait téléphoné à un ami pour lui demander de venir le chercher près du domicile, à Odiáxere, dans la région de Lagos, au sud du pays. Son discours, confus et difficilement compréhensible, aurait poussé cette connaissance à prévenir la GNR (Guarda Nacional Republicana), la gendarmerie portugaise. L'arrestation de ce "ressortissant étranger de 45 ans, fortement soupçonné d’être l’auteur de deux homicides et de 'profanation' de cadavre", selon les autorités, a été confirmée par un communiqué des forces de l'ordre locales.

Des produits chimiques pour accélérer la décomposition des cadavres

Les faits qui se sont déroulés au domicile du Lotois et de sa compagne ont été détaillés par la police judiciaire portugaise. "Au départ, les victimes auraient été agressées avec un objet contondant, ce qui leur aurait causé de graves blessures ayant entraîné leur mort".

Le suspect a ensuite "traîné les victimes dans une citerne d'eau" sur la propriété, dans le but de dissimuler les corps, allant même jusqu'à tenter d'utiliser des produits chimiques. Le but était d'accélérer la décomposition des cadavres et d'effacer les traces du crime.

C’est précisément la forte odeur de ces produits chimiques qui a finalement permis aux enquêteurs de localiser les corps. Selon le Correio da Manhã, ils ont suivi l’odeur jusqu’au local des pompes de la piscine. Leur découverte a nécessité une opération particulièrement complexe : les pompiers de Lagos ont été appelés en renfort pour extraire les deux corps de la citerne, une opération longue et difficile. Les victimes portaient des traces évidentes de violences. L’arme du crime n’a pas encore été retrouvée.

Le mobile financier ?

La GNR a finalement interpellé le gardien devant la résidence. Il était en possession de plusieurs milliers d'euros en espèces et d'autres objets de valeur, susceptibles d'appartenir aux victimes. Le mobile financier semble être la principale piste étudiée, même s'il n'est pas encore formellement établi. Le samedi 12 septembre, le suspect a été présenté au juge d’instruction criminelle de Portimão. Il a été placé en détention provisoire et poursuivi pour deux homicides qualifiés ainsi que pour profanation de cadavre.

L'enquête menée par le département d'investigation criminelle de Portimão doit désormais permettre de préciser les circonstances du double homicide et son mobile. Les enquêteurs cherchent également à déterminer si le suspect a pu agir seul. L’autopsie des deux victimes a été réalisée ce mardi 15 septembre à l’institut médico-légal de Portimão sans que les circonstances exactes des décès n'aient té confirmées. Une barre métallique aurait par ailleurs été saisie par les enquêteurs, mais cet élément relève pour l’heure des informations de presse et non du communiqué initial de la PJ.

Contacté par La Dépêche, le Quai d'Orsay nous communique que l’Ambassade de France au Portugal suit la situation en lien avec les autorités locales, sans donner plus de détails.

Embauché après un cambriolage violent

Autre détail dramatique : l'homme de 45 ans n'avait pas été engagé pour de simples travaux d'entretien occasionnels. Jean-Marie et Mirela, victimes d'un cambriolage violent, avaient fait appel au suspect pour veiller sur la propriété et assurer leur sécurité.

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L’affaire a suscité une vive émotion dans le Lot, où Jean-Marie Grenier, adepte de rallye automobile, avait remporté sa première Ronde du Quercy il y a tout juste 50 ans, en 1976. "Jean-Marie, c’était un peu comme un grand frère", nous a confié, ce mardi, un ami du septuagénaire, qui travaillait comme kinésithérapeute à Cahors. Le Clube Automóvel do Algarve, qui l’avait vu participer à plusieurs épreuves de rallye au Portugal, lui a également rendu hommage.