RC Lens : Malang Sarr snobe Marseille et Rennes et signe en Arabie saoudite - Sport.fr
Libre après le RC Lens, le défenseur a tranché : ce sera NEOM. Un choix qui laisse la Ligue 1 sur le carreau.
Il y avait cinq portes ouvertes en Europe. Malang Sarr les a toutes refermées, d’un coup, pour filer vers le désert. Le défenseur central franco-sénégalais, libre depuis la fin de son bail au RC Lens, s’est engagé avec NEOM SC, nouveau pensionnaire ambitieux de la Saudi Pro League. L’annonce est tombée dans la nuit, relayée par Fabrizio Romano de son désormais rituel « here we go ».
Pour l’Olympique de Marseille, la pilule est amère. Le club phocéen, contraint de recruter malin faute de moyens, avait ciblé le natif de Nice pour renforcer une charnière en chantier. Rennes aussi s’était positionné. Fenerbahçe, Beşiktaş, et même Lens — qui espérait le prolonger — figuraient sur les rangs. Tous éconduits.
L’argent, encore et toujours
Pourquoi ce choix ? La réponse tient en quelques chiffres, ceux que les clubs européens ne peuvent aligner. À 27 ans, en pleine maturité footballistique, Sarr a préféré la sécurité financière saoudienne à un défi sportif sur le Vieux Continent. On peut le regretter, le comprendre, ou hausser les épaules — c’est son droit le plus strict. Reste que, pour la Ligue 1, qui voit filer l’un des meilleurs défenseurs de sa saison passée (deuxième meilleure défense du championnat avec Lens), le constat pique.
Le transfert, précisons-le, s’est bouclé sans la moindre indemnité. Agent libre, Sarr n’a coûté qu’un salaire — conséquent, forcément — à son nouvel employeur. Rapidité, discrétion, efficacité : les deux parties ont plié l’affaire en un éclair.
Des retrouvailles françaises à NEOM
Le dépaysement sera relatif. À NEOM, coaché par Christophe Galtier, Sarr va retrouver quelques têtes connues de la Ligue 1 : Alexandre Lacazette, Saïd Benrahma, ou encore le jeune Nathan Zeze. De quoi adoucir l’exil. Le club, huitième la saison dernière, affiche de sérieuses ambitions et se construit un effectif taillé pour grimper au classement.
Le parcours de Sarr, lui, en dit long sur son statut. Formé à Nice, passé par Chelsea, Monaco et Porto, l’ancien Lensois traîne une expérience européenne qui aurait pu séduire n’importe quel club du milieu de tableau. Il avait d’ailleurs, il y a quelques mois, laissé entendre son envie de porter un jour le maillot du Sénégal, la terre de ses parents. Un dossier à part, qui reste entier.
Coup de tonnerre ? Pas vraiment. La tendance saoudienne n’a plus rien d’une surprise. Mais chaque départ de ce type rappelle une réalité brutale : face aux chèques du Golfe, le championnat de France peine désormais à retenir ses talents. Sarr rejoint la longue liste des joueurs partis monnayer leur fin de carrière — ou plutôt le cœur de leur carrière — sous d’autres cieux.
Le vestiaire lensois, lui, devra digérer ce départ. Et l’OM, repartir en quête d’un défenseur.