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Quelles sont les raisons du succès de ce festival de musique imaginé par une célèbre pianiste ?

Toujours plein. Le Nice Classic Festival s’achèvera dimanche 9 août à Cimiez sur une note triomphale. Son édition 2026, programmée en écho à l’univers d’Yves Saint Laurent, déroulant une programmation éclectique forte de vingt-quatre rendez-vous entre musique de chambre, récital, orchestre, jazz… caracole de nouveau sur la portée d’une symphonie fantastique. Symphonie partagée selon les soirs, entre cloître du monastère de Cimiez, auditoriums du musée Matisse ou du conservatoire et déchiffrée par Marie-Josèphe Jude. Cette célèbre Niçoise, pianiste concertiste, professeure au conservatoire de Paris, qui a imaginé le festival. Elle en est la directrice artistique et préside l’Académie internationale d’été, auquel est affilié cet événement s’inscrivant plus que jamais comme un temps fort culturel majeur de la saison estivale niçoise. Entretien.

Incontestablement. Le bouche-à-oreille a fonctionné et le festival est connu et reconnu des Niçois. Lorsque je l’ai repris en 2018, il manquait d’information. Nous avons une jauge de 400 spectateurs par soirée et depuis le début du festival, le 21 juillet, nous sommes autour de 4 000 spectateurs, avec de très belles soirées sur tous les concerts.

Pourquoi ce festival est-il un moment à part, différent des autres ?

D’abord, il y a le lieu et la possibilité d’aller au cloître du monastère de Cimiez, que nous ouvrent les frères franciscains, qui y vivent encore. C’est donc un lieu d’habitation et de prière magnifique, doté d’une acoustique naturelle exceptionnelle qui profite aussi à la pérennité du festival. L’acoustique, c’est capital pour les mélomanes. On a à la fois le visuel et le son renvoyé par les murs en pierre. Quel morceau de chance !

Un monde fou dans le cloître du monastère à l’acoustique naturelle exceptionnelle.
Un monde fou dans le cloître du monastère à l’acoustique naturelle exceptionnelle.
André Peyrègne

Et au-delà du cadre unique ?

Il y a la programmation liée à l’Académie internationale d’Été. J’y invite des professeurs concertistes des conservatoires de Paris, Lyon, Bruxelles… qui viennent enseigner à de jeunes musiciens originaires du monde entier, ayant déjà un très haut niveau et se destinant à une profession musicale. Durant trois semaines, nous accueillons plus de 400 stagiaires représentant 55 nationalités : américaine, chinoise, japonaise, italienne, espagnole, portugaise, turque, etc. Et ces professeurs, je les réunis autour d’une programmation unique, faite sur-mesure.

Pourquoi le festival est-il en lien avec l’esprit d’Yves Saint Laurent ?

Parce que chaque année, nous renouvelons un partenariat avec le musée Matisse, lequel, chaque été, propose une exposition phare sur laquelle je me calque. Cette fois, c’est Yves Saint Laurent, incarnant l’élégance à la française, l’inspiration. On a donc insisté là-dessus à travers une musique française et moderne comme celle de Francis Poulenc, Maurice Ravel, Claude Debussy, mais aussi George Gershwin, Igor Stravinsky…

Déjà des projets pour la saison 2027 ?

Nous célébrerons les 70 ans de l’Académie d’été, la plus vieille d’Europe. On aimerait quelque chose d’un peu festif et d’événementiel avec tous ceux qui ont fait l’Académie…

Vendredi 7 août 2026, à 20 heures, au cloître, Deux pianos, cinq pianistes pour la fashion week, sur des œuvres de Saint-Saëns, Gershwin, Babadjanian et Ravel. Samedi 8 août, à 18 heures, au cloître, 3e concert des étudiants de l’Académie internationale d’été, futurs solistes dans toutes les disciplines. Dimanche 9 août, à 20 heures, dans l’auditorium du conservatoire, clôture jazz, avec notamment Pierre Bertrand, saxophoniste, flûtiste, compositeur, arrangeur de musiques de films et chef d’orchestre. Tarif unique de 29 euros. Gratuit pour les moins de 25 ans et les étudiants. Toutes les informations sur niceclassiclive.com