Quelle place pour Jalen Green dans le projet des Phoenix Suns ?
Arrivé l’été dernier à Phoenix dans le trade qui a envoyé Kevin Durant chez les Rockets, Jalen Green se cherche encore, chez les Suns et plus globalement en NBA. Quelle est sa place à l’heure actuelle dans cet effectif ?
Une fois la page Rockets terminée, Jalen Green espérait enfin faire… décoller sa carrière. Il a atterri aux Suns, où évolue déjà un certain Devin Booker au même poste. Sa place de top dog était déjà compromise d’avance mais l’ancien pensionnaire de G-League veut prouver qu’il peut être utile à sa franchise.
Un rôle encore à définir ?
Mais son poste est déjà bien fourni, et ce sont les deux meilleurs joueurs de l’équipe à l’heure actuelle qui l’occupent. Devin Booker, le franchise-player clair des Suns, et Dillon Brooks, son ancien coéquipier à Houston, qui apporte ce qu’il faut de rigueur défensive et de grinta que n’a pas forcément JG dans son bagage à l’heure actuelle. L’arrière est un scoreur, et son profil ferait forcément doublon avec D-Book, qui a autant voire plus besoin du ballon que lui.
L’autre poste sur le back-court pourrait être dans les cordes de Green, mais il n’est pas un meneur de métier et ses tares seraient trop exposées dans un tel rôle, ses qualités pas assez exploitées. Soulager Booker, qui porte encore une grosse charge à la création est primordial, mais pas sûr que le profil du numéro 4 soit idéal pour le faire de façon qualitative. Collin Gillespie a par exemple montré un meilleur fit pour ce rôle la saison passée.
Dont be surprised if you start hearing Collin Gillespie’s name a whole lot more in 2026-2027
One of the best catch & shoot marksman, and off the dribble playmakers in the entire league #SunsUp pic.twitter.com/k0fyPkq4uo
— ThePhoenixSuns.Com (Not The NBA Team) (@ThePhoenixSuns2) September 23, 2026
Avec son profil plus volatil, un rôle en sortie de banc à Phoenix pourrait sembler mieux adapté à Jalen Green, et ce bien qu’il ait démarré pas mal de matchs la saison dernière lorsqu’il était sur deux jambes, question de statut et d’un potentiel tandem plus performant si Devin Booker et lui arrivaient à bien fonctionner ensemble.
Mais que l’émergence de Collin Gillespie dans la rotation laisse entrevoir une plus grande complémentarité avec le reste de l’effectif et surtout une star qui retrouve vraiment son rôle habituel et non celui de Point Book, parfois irrégulier. Ce sera à Jordan Ott de trancher et trouver le bon équilibre
Bien sûr, dire qu’il n’est pas un bon joueur ou un potentiel titulaire dans la NBA actuelle est difficile, voire mensonger, mais son apport mis en perspective avec son statut de deuxième choix de Draft peut légitimement être contesté. Green n’a disputé que 32 matchs la saison dernière à Phoenix, pour des moyennes de 17,8 points à 42,2% dont 31,3% depuis le désert d’Arizona, 3,6 rebonds, 2,8 assists mais aussi 2,3 pertes de balle par match. Les hauts sont hauts, les bas sont aux abysses.
Chapeau aux Rockets qui ont réussi à refourguer 1 seul pick de Draft, celui de 2025, en plus de Jalen Green qui avait montré de très grosses limites en Playoffs.
C’est peu pour KD, maintenant est-ce que Houston va le prolonger et au tarif maximal ? J’imagine que… oui ?
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 22, 2025
Sa relative inefficacité en attaque et ses errements défensifs le cantonnent à un rôle assez limité, surtout en la présence de l’un des tous meilleurs à son poste. Malgré ses qualités athlétiques et ses highlights spectaculaires, Jalen Green ne présente pas toutes les garanties nécessaires pour être l’option numéro 1 d’une franchise qui a pour ambition de gagner des matchs.
Comment obtenir un meilleur rôle ?
Les axes de progrès sont clairement identifiables pour l’ancien arrière des Rockets. Sa régularité est déjà pointée du doigt depuis son arrivée en NBA. Capable d’envoyer 40 points un soir, et d’enchaîner avec un match à 7 points à 2/14 au tir, c’est les montagnes russes avec l’égérie du parfum Invictus de Paco Rabanne. Se stabiliser autour de la vingtaine de points est dans ses cordes, même si c’est en sortie de banc, même s’il doit partager la gonfle avec Devin Booker.
Afin de justement pouvoir délester ce dernier de la création, JG doit aussi progresser en tant que playmaker. Il est capable de lâcher son ballon, mais doit améliorer sa prise de décision pour ne pas handicaper son équipe et lui faire perdre des munitions. Son ratio de passes décisives/pertes de balles, déjà évoqué, est médiocre et prouve qu’il doit mieux gérer les possessions, plus faire jouer les autres et moins forcer sur ses tirs. Mais pas que…
La défense est également un gros chantier pour Jalen Green. Pas aidé par un gabarit plutôt frêle pour son poste (1m93 pour 84kgs), il ne compense pas par une activité débordante et peut même paraitre laxiste quand il faut protéger son panier. Un défaut d’engagement et de fondamentaux qu’il faut au mieux cacher, au pire limiter. On se doute qu’il n’est pas un Tony Allen en puissance, mais tant qu’il ne fera pas le minimum syndical pour ne pas être un poids, son temps de jeu sera limité malgré certaines explosions lors du dernier Play-In.
JALEN GREEN CARRIES THE SUNS TO THE PLAYOFFS‼️
• Back-to-back 35+ point games 🔥
• 36 PTS and 8 threes to eliminate the Warriors 😮💨 pic.twitter.com/yy5cY9lDxu
— ESPN (@espn) April 18, 2026
En l’état, un rôle de sixième homme qui allume la mèche semble mieux dessiné pour Jalen Green à Phoenix, mais à l’heure actuelle, on est malheureusement assez éloigné de la potentielle superstar qui était projetée à sa Draft. Les Rockets s’attendaient à avoir l’arrière du futur en leur possession, mais la trajectoire a malheureusement un peu déviée.
Toutefois, en travaillant bien sur ses défauts, Green peut tout à fait devenir une option fiable et crédible aux côtés de D-Book dans le cinq de départ, il doit encore le prouver. A lui de se mettre au service du collectif et travailler sur ses principaux axes d’amélioration pour continuer d’exister, sans pour autant s’oublier. Ce ne sera pas une mince affaire et l’ancien Rocket devra redoubler d’efforts pour ne pas devenir une déception de plus en NBA, une pièce à échanger dans un transfert, mais ce qui est sûr, c’est qu’il en a les capacités.