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Quarante mois de prison requis pour des agressions sexuelles sur mineurs commises par un habitant de Sambreville

Le parquet de Namur a requis lundi 40 mois de prison à l'encontre d'un homme de 66 ans, originaire de Tamines (Sambreville), poursuivi pour des agressions sexuelles commises sur deux mineurs. Celles-ci remontent à une période comprise entre 1994 et 1999, ainsi qu'entre 2001 et 2005.

Le prévenu a reconnu à l'audience l'entièreté des actes qui lui étaient reprochés. Il s'est d'ailleurs lui-même présenté à la police de Jemeppe-sur-Sambre le 20 décembre 2021, au côté de sa compagne, après que la sœur de l'une des victimes eut contacté cette dernière. La victime, décédée en juin 2021, avait confié à sa sœur les sévices qu'elle disait avoir subis avant de mettre fin à ses jours.

Selon le ministère public, un témoin a relaté qu'il se trouvait avec son ami lorsque le sexagénaire, qui venait régulièrement chez la victime pour boire du café et de l'alcool, s'était assis à proximité de celle-ci avant de lui toucher le sexe. Malgré les protestations de la victime et de son ami, il aurait poursuivi son geste. La victime n'avait jamais porté plainte, notamment en raison de la honte ressentie.

Concernant les seconds faits, la deuxième victime, un jeune garçon de 14 ans à l'époque, a expliqué que le prévenu lui avait malaxé l'entrejambe pendant 30 à 40 secondes. Il lui aurait ensuite murmuré que le fait que l'adolescent devienne tout juste pubère l'excitait beaucoup. L'agression aurait pris fin lorsque le père du mineur est entré dans l'étable.

"Ce n'est plus la même personne"

Le prévenu a expliqué aux enquêteurs être attiré par les hommes et les femmes, mais principalement par les jeunes adolescents lorsqu'il a consommé de l'alcool. Par ailleurs, il avait déjà été condamné en 1987 pour des infractions similaires.

La substitute du procureur a requis 40 mois de prison, tenant compte notamment de l'ancienneté des faits et de leurs conséquences, particulièrement tragiques pour l'une des victimes.

La défense a sollicité un sursis probatoire, assorti d'un suivi thérapeutique et psychiatrique. Elle estime que son client "n'est plus la personne qu'il était dans les années 1990 et au début des années 2000" et souligne que son suivi thérapeutique lui a, jusqu'à présent, été bénéfique. Elle invoque également un dépassement du délai raisonnable et propose notamment l'interdiction de consommer de l'alcool, un accompagnement spécialisé et l'interdiction de se retrouver seul avec un mineur.

Le jugement est attendu le 12 octobre.