PSG : préféré à Kvaratskhelia à City, cet ex-Monégasque est-il le nouveau chouchou de Luis Enrique ? - Sport.fr
Recruté cet été, il a dû patienter. Puis tout s’est accéléré. En une semaine, Maghnes Akliouche est passé du statut de recrue à celui de chouchou du coach. Au point de bousculer la hiérarchie offensive du champion d’Europe.
Personne ne l’avait vraiment vu venir. Mercredi, pour le déplacement le plus prestigieux de l’automne, à Manchester City, Luis Enrique a fait un choix fort : titulariser Maghnes Akliouche, plutôt que Khvicha Kvaratskhelia, rapporte Maxifoot. Le PSG s’est imposé 4-2 à l’Etihad. Et le milieu offensif de 24 ans, arrivé cet été en provenance de l’AS Monaco, a confirmé qu’il avait désormais toute sa place dans ce groupe.
Kvaratskhelia sur le banc. Akliouche sur le terrain. En voilà une décision qui va faire parler.
« J’aime tout ce qu’il fait »
Le choix n’a rien d’un coup de poker. Quelques jours plus tôt, après la victoire contre Le Mans (3-1), Luis Enrique n’avait pas caché son enthousiasme. « Il a été le meilleur joueur de ce match. J’aime tout ce que fait Maghnes Akliouche : la façon dont il joue buteur, ailier, milieu. Je suis très content de l’avoir », avait-il déclaré en conférence de presse, selon VIPSG.
Rarement l’entraîneur parisien, d’ordinaire avare en compliments individuels, se sera montré aussi élogieux. Vendredi encore, à la veille de Strasbourg, il a de nouveau salué son milieu offensif.
Le déclic contre Le Mans
Pour Akliouche, tout a changé avec ce premier but sous le maillot parisien, inscrit face au Mans. Une délivrance. « Le but contre Le Mans comme une libération ? Oui, forcément », a-t-il reconnu en zone mixte. Il insiste aussi sur l’accueil du groupe et la confiance de son entraîneur au quotidien : « C’est pour cela que je me sens bien maintenant. »
Le compteur reste modeste (deux buts en dix matches toutes compétitions confondues), mais l’influence est là. Et surtout, la polyvalence, ce graal pour Luis Enrique.
La concurrence se tend
Ce début d’automne réécrit la hiérarchie parisienne. João Neves a provisoirement reculé dans le milieu, selon L’Équipe. Kvaratskhelia a dû se contenter d’une place sur le banc à City. Et Akliouche, lui, s’installe. Le vestiaire va forcément en parler. Ou plutôt, il en parle déjà.
Ce n’est pas un hasard. Sous Luis Enrique, aucun statut n’est garanti, et chaque joueur doit gagner sa place à l’entraînement. Akliouche l’a compris plus vite que prévu.
Strasbourg puis le Barça
Les prochains jours diront si cette montée en puissance est durable. Strasbourg ce samedi (17h15), puis la réception du FC Barcelone mardi au Parc des Princes : deux rendez-vous où l’ancien Monégasque pourrait encore avoir son mot à dire.
Une chose est sûre : à Paris, on ne parle plus d’Akliouche comme d’une recrue. On parle de lui comme d’une option. Peut-être même comme d’une évidence.