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PSG : Les cinq choses à retenir de la correction à Majorque

Balayé à Majorque pour son premier amical, le PSG a affiché un inquiétant manque de rythme malgré une équipe largement remaniée.

Le Paris Saint-Germain a commencé sa préparation estivale par une lourde défaite sur le terrain de Majorque (3-0), mercredi, lors du Trofeo Ciutat de Palma. Zito Luvumbo, Jan Virgili et Antonio Raíllo ont sanctionné une équipe parisienne expérimentale, largement privée des internationaux engagés pendant la Coupe du monde. Malgré une possession supérieure, les hommes de Luis Enrique ont très peu menacé le but espagnol. Ce revers reste à relativiser, mais il délivre plusieurs avertissements avant Manchester United, puis la Supercoupe d’Europe contre Aston Villa, deux rencontres inscrites au calendrier officiel du PSG.

1. La composition expérimentale explique beaucoup, mais pas tout

Luis Enrique avait aligné un onze profondément remanié autour de Matveï Safonov, Lucas Beraldo et Khvicha Kvaratskhelia, avec de nombreux jeunes comme Axel Lucea, Yoram Koukaba, Quentin Ndjantou ou encore Senny Mayulu. Dans ces conditions, les automatismes ne pouvaient pas être ceux du PSG double champion d’Europe. Le manque de rythme était également logique après une reprise différée par la Coupe du monde. L’écart d’intensité et l’absence presque totale de réaction après les buts encaissés restent néanmoins difficiles à ignorer, même pour une équipe de reprise.

2. La possession parisienne n’a trompé personne

Le PSG a davantage conservé le ballon, mais cette maîtrise est restée largement artificielle. Les Parisiens ont surtout multiplié les passes devant le bloc majorquin, sans parvenir à accélérer ni à trouver régulièrement des joueurs entre les lignes. Les trois tirs cadrés et les très faibles occasions produites illustrent ce manque de tranchant. Khvicha Kvaratskhelia a bien tenté de provoquer et de créer des différences individuelles, mais il s’est retrouvé trop isolé. Sans mouvements coordonnés autour du porteur, la possession parisienne s’est transformée en contrôle stérile. Celui que l’on cite comme prétendant au Ballon d’Or a par ailleurs été impliqué dans le troisième but encaissé des siens.

3. Safonov et Lucea se sont compliqué la soirée

L’ouverture du score résume les difficultés individuelles de la soirée. Axel Lucea a perdu un ballon dangereux dans une zone où le PSG ne pouvait pas se permettre la moindre approximation. Matveï Safonov n’a ensuite pas réussi à fermer efficacement son angle face à Zito Luvumbo. Le jeune défenseur peut naturellement invoquer son inexpérience, mais le gardien russe devait davantage sécuriser cette situation. Alors que la hiérarchie des gardiens reste un sujet important à Paris, Safonov n’a pas profité de cette première sortie pour rassurer totalement Luis Enrique. Son remplaçant Lucas Chevalier n’a cependant pas été beaucoup plus séduisant.

4. La passivité de Zabarnyi relance la question défensive

Le deuxième but majorquin est plus préoccupant, car il implique un joueur qui ne peut plus être considéré comme un jeune en apprentissage. Illia Zabarnyi a manqué d’agressivité et de vigilance sur le développement de l’action, laissant Jan Virgili progresser et armer sa frappe. Yoram Koukaba, placé sur la trajectoire, n’a ensuite pas pu empêcher le ballon de terminer au fond. Ajouté au marquage insuffisant sur le but de Raíllo après un corner, cet épisode rappelle que le PSG reste vulnérable derrière ses titulaires habituels. Un renfort défensif supplémentaire ne paraîtrait pas superflu.

5. Le calendrier laisse très peu de temps pour progresser

Cette défaite ne possède aucune conséquence sportive immédiate, mais le PSG n’aura pas le loisir d’effectuer une préparation classique. Paris affrontera Manchester United dès le 8 août, avant de disputer la Supercoupe d’Europe contre Aston Villa quatre jours plus tard. Les internationaux vont progressivement revenir, ce qui modifiera profondément le visage de l’équipe. Luis Enrique devra néanmoins retrouver rapidement de l’intensité, des automatismes défensifs et davantage de verticalité. Majorque a rappelé qu’un effectif prestigieux ne suffit pas lorsque l’adversaire court davantage et exploite chaque erreur.