PSG - Aston Villa (2-1) : Le champion d'Europe conserve sa Supercoupe dans la douleur
Le PSG reste sur le toit de l'Europe ! À Salzbourg, le club francilien a conservé sa Supercoupe d'Europe en dominant Aston Villa (2-1). Portés par des buts de Kvaratskhelia et Doué, ainsi qu'un grand Safonov, les Parisiens débutent la saison avec un nouveau trophée.
D’une saison à l’autre, l’ivresse des sommets ne s’estompe pas. Le Paris Saint-Germain a conservé sa Supercoupe d’Europe en dominant Aston Villa (2-1), ce mercredi soir sous le ciel de Salzbourg. Un an après avoir pris le meilleur sur Tottenham, le club de la capitale s’est offert le scalp d’une autre formation anglaise pour garnir une armoire à trophées qui déborde de toutes parts. Si la préparation estivale fut tronquée par les retours tardifs du Mondial, avec un onze de départ presque inchangé — à l’exception de la recrue Maghnès Akliouche, titularisée pour les quarante-cinq premières minutes —, les Parisiens ont prouvé que leur culture de la gagne reste absolument intacte.
Le chef-d’œuvre de Kvaratskhelia et la réponse anglaise
Dans une rencontre qui n’avait rien d’une promenade de santé, le PSG a frappé le premier grâce à un éclair de génie. Servi par Désiré Doué à vingt mètres des buts, Khvicha Kvaratskhelia a rappelé à l’Europe entière pourquoi il prétend légitimement au Ballon d’Or. Le Géorgien s’est ouvert le chemin du but pour décocher une merveille de frappe du droit en pleine lucarne. Cependant, les hommes d’Unai Emery n’ont pas baissé la garde. Après avoir manqué de précision par deux fois (28e, 41e), Brian Madjo a logiquement récompensé les efforts britanniques en reprenant de près un coup franc du capitaine McGinn juste avant la pause (1-1, 45e).
Si Aston Villa a sans doute été l’équipe la plus dangereuse sur la pelouse autrichienne, le PSG a pu s’en remettre à sa garde prétorienne. Dans les cages, Matvey Safonov a livré une prestation monumentale, écœurant les attaquants adverses. Le portier russe a sorti le grand jeu à des instants cruciaux, détournant une frappe puissante de McGinn (51e) puis s’interposant magistralement devant Hemmings (72e). Devant lui, Warren Zaïre-Emery s’est comporté en véritable taulier. Le joueur le plus utilisé la saison dernière a multiplié les interventions défensives décisives, illustrant la solidité d’un collectif capable de souffrir sans rompre.

Khvicha Kvaratskhelia avait montré la voie à suivre au PSG dans cette Supercoupe.
L’instinct de Doué et la délivrance
La décision s’est jouée sur un fil, et sur la conviction d’un homme. Lancé dans la profondeur par le rentrant Ousmane Dembélé, Désiré Doué a fait fi d’une défense anglaise qui réclamait le hors-jeu. Poursuivant son action avec un sang-froid clinique, l’ailier international s’est échappé côté droit avant d’enrouler une frappe parfaite du droit dans le petit filet opposé. D’abord annulé par le corps arbitral, ce but libérateur a finalement été validé après l’intervention de la VAR, offrant un avantage définitif aux champions d’Europe quelques instants seulement avant la parade décisive de Safonov face à Hemmings.
Limités athlétiquement et parfois bousculés dans le jeu, les Parisiens ont répondu présents au rendez-vous de l’exigence. À défaut de livrer une prestation flamboyante de bout en bout, le PSG a fait étalage d’une gestion redoutable sur quatre-vingt-dix minutes. L’équipe a toujours faim, et c’est assurément la pire des nouvelles pour ses futurs adversaires. La moisson francilienne pourrait d’ailleurs se poursuivre très rapidement : le club de la capitale tentera d’ajouter une nouvelle ligne à son palmarès vertigineux dimanche prochain, à l’occasion du Trophée des champions face au RC Lens.