"On est entrain de déconner complet" : battu par Biarritz, Nevers n'y arrive toujours pas
Défaite une nouvelle fois dans les derniers instants, l'Uson n'a toujours pas gagné cette saison. Pas encore décrochée, la formation de Xavier Péméja voit la crise, de résultats au moins, poindre.
Xavier Péméja avait fait passer le message en milieu de semaine : la crise n'est pas encore là. Mais encore une fois Nevers a perdu. Et l'Uson n'a toujours pas accroché la moindre victoire à son tableau de chasse cette saison. Derniers, les Nivernais ne sont pas encore décrochés grâce aux points de bonus défensif qu'ils ont toujours accrochés, symbole d'une équipe qui ne lâche pas mais surtout qui ne sait pas gagner. "On manque d'exigence. On a trop de déchets sur les moments importants du match et donc ça ne tourne pas en notre faveur. Encore une fois, notre entame de match n'est pas bonne, on arrive à revenir mais on se fait reprendre", peste le manager. Comme c'est le cas depuis le début de l'exercice, l'Uson est partie avec un boulet accroché au pied, un retard de 14 points après un début complètement manqué qui a vu les Biarrots dérouler.
Mais, et c'était aussi le cas sur les trois premières rencontres, les coéquipiers de Varian Pasquet ne lâchent pas. C'est d'ailleurs l'olympien qui sonnait la révolte d'une magnifique percée au centre du terrain avant de servir le jeune Fred Guillet qui s'offrait son deuxième essai en deux matchs professionnels. Il fallait bien cette inspiration personnelle car Nevers n'y arrive que comme ça. Les pensionnaires du Pré-Fleuri affichent la quatorzième attaque de l'antichambre alors qu'ils sont deuxièmes en possession et en occupation dans les 22 mètres adverses. "Encore une fois, le problème c'est qu'on ne score pas quand on entre dans les zones de marque. Pourtant on le travaille, mais on n'a jamais le bon geste. On panique", lance Péméja qui se veut malgré tout rassurant. "Comptablement on n'est pas si loin. Mais c'est pénible qu'on n'ait pas gagné hier, on serait dans le wagon avec les autres. On s'est grillé les bonus qu'on avait gagnés à l'extérieur."
"On fait vivre un cauchemar à tout le monde"
Mais l'entraîneur historique sait aussi que la situation ne peut pas durer et que sans résultat la crise n'est jamais très loin. "On n'a pas vraiment faim de la gagne. On attend qu'elle vienne, mais on la perd. On n'arrive pas à tuer. Aujourd'hui, le club investit : il y a un nouveau centre d'entraînement et une nouvelle tribune qui arrive avec un stade à 10 000 places. Nous, on nous fait rêver et on fait vivre un cauchemar à tout le monde. On a une mission quand même : il faut laisser ce club en Pro D2. Il est tourné vers l'avenir et on est en train de déconner complet sur des erreurs bêtes. Il faut sortir de cette putain de zone (sic). Il y a un décalage qui est trop gros entre ce qu'on nous propose et ce que nous, on fait sur le terrain." Au classement, la crise n'est peut-être pas encore arrivée dans la Nièvre, mais l'urgence oui, et si un nouveau bonus défensif ramené d'Oyonnax serait un bon résultat, il faudra ensuite très vite réapprendre à gagner.