"Le téléphone a beaucoup sonné cette semaine entre l'Isère et le patron de l'arbitrage" : les déclarations de la soirée
Après une quatrième journée de Pro D2 riche en victoires à l'extérieur, Jean-Baptiste Aldigé, dont les joueurs ont été battus par Grenoble, a pointé du doigt certaines décisions du corps arbitral. Découvrez les réactions de la soirée.
Le téléphone a beaucoup sonné cette semaine entre l'Isère et le patron de l'arbitrage
- Jean-Baptiste Aldigé, président de Nice
Il y a beaucoup de frustration. On s'aperçoit que le rugby, c'est un long processus. Quand vous êtes Grenoble, un club historique, vous pesez plus que Nice, un promu. C'est la triste réalité de ce soir. C'est-à-dire que pour gagner des matches, il faut être 50 % plus fort que l'adversaire, car si on est seulement à 30 % comme ce soir, il y a malheureusement des décisions qui font qu'on les met en position de pouvoir exprimer leur historique. Je sais que Grenoble, la semaine dernière, a perdu et a beaucoup râlé sur des décisions arbitrales contre Agen. Je sais aussi que le téléphone a beaucoup sonné cette semaine entre l'Isère et le patron de l'arbitrage. C'est la force des grands clubs, ce que Nice n'est pas. Cela change la vision. Et quand un arbitre n'a pas trop d'expérience, il préfère se rassurer. Il n'y a qu'à regarder cette 79e minute. Sur cette touche dans leur 22, Adrian Motoc n'est pas le relayeur, c'est Etienne Falgoux. Nous avons fait ça tout le match et pourtant sur cette dernière touche, nous sommes sanctionnés. On part en position de marque et on se retrouve devant notre ligne après un bras cassé et deux pénalités. Sans oublier les deux cartons rouges avérés qui auraient dû être sifflés contre Grenoble durant la partie. Nous avons fait des erreurs, mais dans le contenu je ne vois pas un secteur dans lequel notre adversaire a été meilleur ce soir.
Je suis tellement fier de nos joueurs
- Gurthrö Steenkamp, manager de Béziers
"Ce qui nous a manqué est évident : notre conquête n’a pas été suffisamment précise. Mais comme je le disais au groupe, il y avait aussi des scories de la part de nos trois-quarts qui n’ont pas respecté le jeu. D’un autre côté, je suis tellement fier de nos joueurs. Nous avions complètement changé l’équipe, nous avons donné des opportunités à certains et l’objectif était de voir la qualité de nos joueurs. J’avais demandé à l’équipe de répondre présent dans le combat et l’intensité et c’est ce que nous avons fait pendant 45 minutes. Même si nous avons encaissé quelques essais derrière, il y avait quand même du caractère et de la bonne volonté. C’était positif de voir que nous avons mis en difficulté une équipe qui descend de Top 14 pendant 45 minutes."
Il faut savourer ce résultat
- Philippe Saint-André, manager de Provence Rugby
Sur la physionomie, on ne l’a pas volé. Le VRDR est une très belle équipe. Il y a eu un vrai et beau combat. On savait qu'il nous attendait de pied ferme sur la conquête, dans le combat, dans les zones de ruck. On a été faibles sur nos réceptions de coup d’envoi. On a fait des actions de 80 mètres en deuxième mi-temps, deux ou trois fois on a des occasions pour marquer, mais le VRDR a très bien défendu et tu ne peux pas après reprendre des points aussi facilement. On a eu du courage, de la solidarité, on n'a rien lâché. Mais on s'est compliqué le match sur la fin. Il faut savourer ce résultat car je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'équipes qui viendront gagner ici parce que le VRDR, c'est vraiment très solide.
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On ne va pas pouvoir ressortir satisfaits d'une soirée comme ça
- David Fourtané, entraîneur des avants de Narbonne
Si je suis satisfait ? Je le suis pour les quatre points, mais après on ne va pas pouvoir ressortir satisfaits d'une soirée comme ça. On l’est des 20, 25 premières minutes, et puis on s'endort. On fait trop de fautes, on les remet dans le match et on n'arrive plus à reprendre le mojo. Je ne sais pas pourquoi nous avons deux visages, mais c'était pareil les matchs d’avant. On leur donne trop "d'extra balles". Il y a toujours un avantage pour l'adversaire parce qu'on concède trop de pénalités, et des un peu bêtes. On réalise un plaquage en l’air, et avantage… Il y a toujours des petites fautes qui donnent des ballons gratuits et on s'épuise à compenser ça.
Le président me paie une semaine à Rio de Janeiro si je ne me prends pas de croix de l'année…
- Alexandre Ruiz, manager de Soyaux-Angoulême
On a dominé du coup d’envoi à la huitième minute. On a pris le parti d’aller en touche. Aurait-il fallu scorer ? On en parlera lundi avec les leaders. Après, sur les 30 minutes qui ont suivi, on a été dominés dans tous les compartiments du jeu, sur les un contre un offensifs et défensifs, sur l'intensité, la vitesse et on n'avait pas les rebonds pour nous. Narbonne a été très opportuniste et a joué un rugby hyper intéressant, il faut le reconnaître. J'ai le sentiment qu'on était revenu des vestiaires avec d'autres intentions et quelque chose qui ressemblait plus au visage qu'on est capable de montrer. Je t'épargnerai de tout ce que j'ai pu dire à la mi-temps, car il faut garder ça secret. Mais là, je pense que je suis encore un peu rouge. J’ai juste dit aux joueurs que ce n'était pas du tout l'image qu'on souhaitait donner. Pourquoi j’étais calme sur le banc ? J’ai un pari avec les joueurs. Le président me paie une semaine à Rio de Janeiro si je ne me prends pas de croix de l'année sur les rapports des arbitres. On était parti d'un concept avec les leaders en disant que si je suis calme sur le bord de la touche, on aura une équipe calme sur le terrain.
"Mon dernier triplé ? En espoirs à Bordeaux ! Ça n'arrive pas souvent quand même"
- Martin Dulon, centre de Colomiers (auteur d'un triplé contre Dax)
"Mon dernier triplé ? En espoirs à Bordeaux ! Ça n'arrive pas souvent quand même (rires). Mais c'est facile quand on a des mecs comme Seamus (Bardoul) qui lisent bien les situations, jouent debout et donnent le ballon dans les bons espaces. Je n'ai plus qu'à courir. Même si c'est sur 55 mètres, car je suis payé pour ça !
On savait que leur équipe était assez lourde, on voulait d'autant plus jouer notre jeu en les déplaçant. Au vu des espaces créés, force est de constater que ça a payé. Continuons sur cette voie-là et ne nous interdisons pas de jouer de la sorte à l'avenir."