" C’était un bras de fer et la pièce est tombée de notre côté" : Villegas heureux de la victoire Grenobloise
Dominé par le VRDR, le FCG a remporté le dixième derby du Dauphiné au forceps, contre une équipe de Valence-Romans qui méritait mieux.
Si ce nouveau derby du Dauphiné n’aura pas été le plus spectaculaire, il aura en revanche été très intense et physique, en témoigne l’état de nombreux joueurs des deux équipes à l’issue du match dans les couloirs du stade des Alpes. "C’était un vrai match et un derby qui n’était pas forcément joli à regarder, mais au bout du compte, c’était un bras de fer et la pièce est tombée de notre côté", indique Jérôme Villegas, entraîneur des avants du FC Grenoble. Son équipe, vainqueur de ce match (20-17), a livré un match homérique en défense, et profité de l’incapacité des Damiers à concrétiser leurs nombreux et longs temps forts, notamment en première période. En effet, les Grenoblois ont été acculés dans leur camp et sans munition dès les premières minutes, faisant face à la détermination du VRDR de se racheter une semaine après sa frustrante défaite à Pompidou contre Provence. Durant près de 30 minutes, les Drômois ont presque fait cavalier seul, mais ne sont jamais parvenus à se récompenser, avec des fautes de main et des mauvais choix tactiques. Leur seul essai marqué résulte d’une erreur grenobloise sur un renvoi, dont profite Calum Randle qui sert Louis Suaud (3-7, 28e). Mais à force de gâcher, les Damiers vont finir par se faire sanctionner sur une des rares offensives des locaux, impulsée par Lalomilo Lalomilo qui traverse la défense avant de servir Max Clément (10-7, 36e). "On parvient à franchir trois fois en 20 minutes et on ne marque pas, c’est encore une fois frustrant", regrette Romain Terrain, manager de Valence-Romans.
Un banc qui fait la différence
Galvanisés par cet avantage de trois points à la pause, malgré une nette domination adverse, les Grenoblois vont revenir des vestiaires avec plus de confiance, et vont s’appuyer sur leurs solides finisseurs pour un peu plus équilibrer le match. "J’ai dit aux joueurs qu’on avait un gros banc, qu’il fallait continuer et que le banc allait terminer le travail. Il fallait continuer à tenir le bras de fer et essayer de pousser jusqu’à la fin" confie Jérôme Villegas. Le FCG va parvenir à mieux lancer son jeu et va inscrire deux essais de trois-quarts par Aurélien Callandret et le jeune Nathan Coutin pour reprendre l’avantage à l’aune du dernier quart d’heure (20-17, 65e). Les Drômois, jamais dépités, vont poursuivre leurs efforts et se montrer dangereux jusque dans les arrêts de jeu avec une dernière séquence offensive qui va se solder par un en-avant, synonyme de défaite. "Les scénarios se répètent, à l’image de notre bloc. Il y a de la déception mais on est dans le vrai, on est dans le bras de fer. À chaque fois on a la balle de match, et ça ne veut pas, ça commence à être frustrant", constate Romain Terrain.
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