Dernière minute. - Primaire sociale-démocrate : large victoire de Raphaël Glucksmann dès le premier tour
Par Euronews
Publié le 11/10/2026 - 19:06 UTC+2•Mis à jour 20:27
Un tour a suffi. L'eurodéputé Raphaël Glucksmann a remporté la primaire du camp social-démocrate français, en rassemblant 66,17 % des voix au premier tour d'une primaire qui a réuni 120 787 votants, ont annoncé les organisateurs.
Le dirigeant du parti Place publique devance largement le patron du Parti socialiste Olivier Faure, qui recueille 14 % des suffrages. Ségolène Royal, figure socialiste et ancienne candidate à la présidentielle de 2007, qui espérait créer la surprise, termine troisième avec moins de 8 % des voix.
Les deux autres candidats, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel, obtiennent près de 6 % chacun.
Un résultat qui "dit quelque chose de puissant", selon le gagnant, qui salue, sur X, "une gauche fidèle à ses valeurs", qui, selon lui, "peut rassembler, gouverner et gagner".
"Nous ne sommes pas là pour gagner une querelle à gauche. Nous sommes là pour gagner l’élection présidentielle : tourner la page du macronisme, empêcher l’extrême droite et changer la vie", a ajouté Raphaël Glucksmann.
La participation était un enjeu déterminant de cette primaire, et avec 86 %, ce courant de la gauche espère désormais enclencher une dynamique. L'autre défi sera d'éviter les divisions après le vote.
"Nous avons désormais un candidat, à nous tous de forger ensemble cet esprit de victoire", a déclaré le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, dans une brève déclaration.
Perturbée par une cyberattaque, qui a ralenti le vote, la primaire, qui a débuté vendredi matin, a été prolongée jusqu'à dimanche, 18 heures.
Interrogée par Euronews le deuxième jour de la primaire, Rachel Garrat-Valcarcel, journaliste politique spécialiste de la gauche et autrice de la newsletter "Blocs & Partis", estimait qu'un taux de participation d'"au moins 80 %" serait nécessaire pour que la primaire soit considéré comme un succès.
D'autres forces politiques sont déjà bien engagées dans la bataille, notamment l'extrême droite avec Marine Le Pen et la gauche radicale avec Jean-Luc Mélenchon. Non convié à la primaire, ce dernier est néanmoins resté au cœur des débats télévisés qui ont précédé le vote de ce week-end, entre les discussions sur une alliance avec La France insoumise aux législatives et les désaccords sur un éventuel soutien au candidat insoumis au second tour, si le centre gauche n'y accédait pas.