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Primaire de la gauche : écarté et accusé de violence, Philippe Brun contre-attaque contre "sa mise au ban politique" et se dit victime de "rivalités internes au PS"

l'essentiel Le député de l'Eure Philippe Brun a été écarté de la primaire de la gauche hors LFI après des accusations de violences. Il porte plainte pour dénonciation calomnieuse.

Philippe Brun passe à l'attaque. Le député PS de l'Eure, qui était candidat à la primaire de la gauche qui désignera un candidat à la présidentielle 2027, et qui a été suspendu au dernier moment après des accusations de violence, riposte. Il les "conteste avec la plus grande fermeté" et porte plainte pour dénonciation calomnieuse.

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Le Parti socialiste a décidé de le suspendre à titre conservatoire après avoir reçu les accusations d'une militante, une ancienne collaboratrice qu'il avait licenciée pour faute grave en juin 2026. Aucune plainte n'existe sur cette affaire à ce jour.

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Victime de "rivalités internes"

Dans leur communiqué, ses avocats Mes Mauger-Poliak et Mortagne écrivent que Philippe Brun semble être "la victime de rivalités internes au Parti socialiste" et que "certains de ses membres aient instrumentalisé une dénonciation fallacieuse pour précipiter la chute d'un homme susceptible d'incarner une voix divergente".

\ud83d\udd34 Communiqué de presse de mes avocats.

Je me défendrai contre ces accusations vagues et sans fondement qui ont suffi à prononcer ma mise au ban politique, alors même qu’aucune plainte pénale n'a à ce jour été déposée \u2b07\ufe0f pic.twitter.com/ZTQMoA8nVO

— Philippe Brun (@p_brun) September 19, 2026

Les avocats s'étonnent que le PS qui a dit être au courant des accusations depuis plusieurs semaines s'en soit soudain souvenu à quelques minutes de la date butoir de validation des candidatures pour la primaire de la gauche.

Le communiqué cible notamment le Premier secrétaire du PS Olivier Faure - lui aussi candidat à la primaire - pour ses déclarations publiques sur France Info cette semaine qui font "fi des principes les plus élémentaires d'une république démocratique". Le Parti socialiste a invoqué "la défense des droits des femmes" pour justifier la mise à l'écart du candidat Philippe Brun.

Cinq candidats devront être départagés par les militants de gauche : Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. Le premier tour aura lieu les 9 et 10 octobre, le second une semaine plus tard. Les candidats participeront à trois débats télévisés, le 23 septembre sur LCI, le 1er octobre sur France 2 et le 4 sur BFMTV.