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Présidentielle en France: des candidats en campagne à la braderie de Lille

Considérée parfois comme la « plus grande d’Europe », la traditionnelle braderie de Lille se mue cette année en arène politique avec la venue de trois candidats déclarés à la présidentielle ce samedi 5 septembre : Gabriel Attal pour Renaissance, l’écologiste Marine Tondelier, et l’insoumis Jean-Luc Mélenchon.

Publié le : 05/09/2026 - 23:38Modifié le : 05/09/2026 - 23:40

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À Lille, tout le monde vient flairer la bonne affaire ce 5 septembre, comme Gabriel Attal qui vient chercher des voix. Traditionnellement, la braderie de Lille, c'est un terrain favorable à la gauche, mais le centriste refuse d'en faire une chasse gardée.

« L'idée qu'il y aurait des terrains qu'il faudrait laisser aux autres, c'est l'inverse de ce que je pense. Moi, je ne laisserai aucun terrain aux autres, et en tout cas certainement pas au Rassemblement national et à la France insoumise », explique l'ancien Premier ministre.

Elle est de gauche, mais aussi du coin. L'écologiste Marine Tondelier, à la peine dans les sondages, est venue porter un message : l'unité de la gauche en 2027. « Ce qui se joue, c'est pas juste qui fera un ou deux points de plus l'un que l'autre à gauche, c'est pas une partie de la gauche qui a décidé d'écraser l'autre partie de la gauche et vice versa », estime Marine Tondelier.

Jean-Luc Mélenchon face à la foule

En habitué des lieux, Jean-Luc Mélenchon a tenu un discours devant la foule de la braderie au cours de l'après-midi. Celui que les sondages donnent le mieux placé à gauche pour aller au second tour a cherché à incarner la gauche de rupture sur les thèmes sociaux et économique. 

Devant une foule en liesse où flottent drapeaux insoumis et français, Jean-Luc Mélenchon dépeint une France appauvri. « On n'affiche pas sa misère dans notre pays, mais cette souffrance est là », lance-t-il. Jean-Luc Mélenchon prodigue, comme toujours, des solutions radicales : « Bloquer les prix, bloquer les marges de profit, augmenter les salaires » et répète vouloir annuler une partie de la dette publique. « Je propose que cette dette soit annulée. Je me fous de savoir si on va la mettre au feu », s'exclame-t-il.

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Le leader insoumis désigne aussi des adversaires, ceux incarnant à ses yeux le capitalisme, les patrons et leurs organisations. « Si nous dirigeons ce pays, bien sûr, nous recevrons le Medef, mais ce n'est pas avec eux qu'on va discuter », prévient-il. Mais aussi bien sûr les concurrents politiques, l'extrême droite en tête. Jordan Bardella, le président du RN revenu du Royaume-Uni où il a parlé immigration, en prend pour son grade.

Des chineurs qui fuient les politiques

« Non, ce n'est pas la France qui parlait, c'est seulement un fasciste sans réputation », martèle Jean-Luc Mélenchon, qui ne manque pas non plus d'attaquer les dirigeants sortants au sens large. « Ce pays bouillonne, exaspéré d'être dirigé par des bons à rien, des politiciens à la ramasse qui n'arrivent pas à la cheville », estime le leader de la France insoumise.

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Comme pour mieux incarner dans le verbe cette gauche de rupture, mais aussi par les images, La France insoumise dit avoir rassemblé 12 000 personnes ce samedi à Lille. Mais la grande majorité des chineurs fuient en réalité les politiques quelques soit leur bord.

« Franchement, je ne vous mens pas, on ne fait plus confiance. Que tout le monde nous laisse tranquilles », estime une femme venue à la braderie. « Moi je préfère voir personne. Il y a déjà assez de monde comme ça », souffle un chineur. Un signe comme un autre que les Français ne sont pas encore rentrés dans la campagne électorale.