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Présidentielle 2027 : "Soudain très pressé de sévir contre Philippe Brun", le Canard enchaîné affirme que le PS avait eu vent des alertes de son ancienne collaboratrice

l'essentiel Philippe Brun relaie un article du Canard enchaîné précisant le fil des événements quant à son exclusion du Parti socialiste et de sa primaire. Il prouverait, selon lui, qu'une "manœuvre" a été "ourdie par les bras droits des deux principaux dirigeants du Parti socialiste".

L'éviction de Philippe Brun du Parti socialiste et de sa primaire pose décidément bien des questions. Alors que la décision du délibéré du député de l'Eure est attendue ce mercredi, Le Canard enchaîné publie un article dévoilant les coulisses des différents signalements de la plaignante. 

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"Le dossier révèle surtout un PS qui a été bien lent à entendre les alertes, avant de se montrer soudain très pressé de sévir contre Philippe Brun à trois semaines du scrutin", comme le résume le média. 

En effet, selon Le Canard enchaîné, l'ex-collaboratrice de Philippe Brun aurait contacté la cellule harcèlement de l'Assemblée nationale dès le 1er avril, et les dirigeants du Parti socialiste en auraient été avertis quelque temps après. Elle les aurait ensuite directement interpellés en juin. 

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Entre-temps, elle aurait adressé un signalement à la Commission indépendante de lutte contre le harcèlement et les discriminations (Hadiv), évoquant des "violences psychologiques et physiques", et dénonçant l'emprise du parlementaire. 

"Je perds dimanche, je te licencie lundi"

Selon Le Canard enchaîné, les relations entre le député et sa collaboratrice se seraient dégradées pendant les dernières élections municipales. Philippe Brun lui aurait lancé un "je perds dimanche, je te licencie lundi", ce qu'il aurait fait, après avoir échoué à Louviers, dans l'Eure. Philippe Brun déplore alors une "nouvelle crise de colère" de cette dernière qui aurait "saccagé" son bureau. 

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L'affaire serait même en cours d'instruction par l'Inspection du travail, tandis que le député aurait fait jouer ses relations pour trouver un point de chute à son ancienne collaboratrice. 

Relayant l'article sur X, Philippe Brun, réaffirme qu'on a "menti au bureau national" et qu'on a "menti à la justice, à qui on a fait croire que la plaignante s'était tardivement manifestée le mardi 15 septembre au soir."

\ud83d\udd34 URGENT - REVELATIONS DU CANARD ENCHAINÉ

Le Canard enchaîné à paraître ce mercredi révèle que la plaignante dont les allegations supposées ont causé ma suspension n'a jamais appelé le siège du PS à 23h50 le mardi 15 septembre, contrairement à ce qui a éte fermement indiqué aux… pic.twitter.com/0qZF1s9q2Z

— Philippe Brun (@p_brun) September 22, 2026

"Il apparaît donc que mon exclusion serait une manœuvre ourdie par les bras droits des deux principaux dirigeants du Parti socialiste", écrit-il, promettant de se battre "jusqu'au bout" pour "défendre [son] honneur". 

En effet, selon les révélations du Le Canard enchaîné, les choses se seraient accélérées pour lui 10 minutes avant la clôture des candidatures pour la primaire de la gauche. "Johanna Rolland, la patronne du PS par intérim, reçoit un appel. C’est la directrice du cabinet d’Olivier Faure, prise d’une soudaine envie d’alerter la maire de Nantes des faits graves reprochés à Brun, et non, contrairement à ce qu’a raconté le parti, la victime présumée. Laquelle n’a pas donné son accord", comme l'écrivent nos confrères.