Présidentielle 2027 - Retraites : quels sont les propositions des candidats ? Abrogation de la réforme de 2023, âge de départ, capitalisation, ce que veulent les prétendants à l'Elysée
l'essentiel Invités par le Medef à Roland-Garros, sept candidats déclarés à l'élection présidentielle ont confronté leurs visions ce jeudi 27 août, notamment sur l'avenir du système des retraites. Entre abrogation pure et simple de la réforme de 2023, retour à 60 ans ou virage vers la capitalisation, la question de l'âge de départ réouvre un clivage politique majeur.
Les retraites enflamment déjà la campagne. Sept figures politiques majeures de la présidentielle de 2027 — Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Gabriel Attal, Marine Tondelier, Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau — ont croisé le fer pendant plus de deux heures et demie ce jeudi 27 août sur le court central de Roland-Garros. Au cœur des affrontements : le sort réservé à la réforme des retraites, actuellement suspendue jusqu'en 2028.
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À gauche, la promesse d'une abrogation immédiate
Pour l'ensemble de la gauche, la décision est tranchée : il faut effacer la réforme contestée. "Nous reviendrons à 62 ans et mon but est de retourner à 60 ans le plus vite possible", a lancé Jean-Luc Mélenchon (LFI), estimant que "le temps libre des retraités, c'est du travail civique, du temps familial, associatif, ce n'est pas du temps perdu."
Marine Tondelier (Les Écologistes) a fustigé une mesure "passée de manière illégitime" dans une France où "on meurt deux fois plus au travail que partout ailleurs en Europe". De son côté, Raphaël Glucksmann (Place publique) a réclamé une nouvelle législation "fondée sur la pénibilité" pour "ceux qui ont trimé dur", sans toutefois avancer d'âge légal.
Le bloc central et la droite prônent l'allongement du travail
À l'opposé, les candidats de la majorité et de la droite assument la nécessité de travailler davantage. Édouard Philippe (Horizons) le reconnaît franchement : "Nous allons devoir travailler un peu plus si nous voulons préserver notre modèle social", tout en prenant en compte "la réalité des métiers".
Gabriel Attal (Renaissance) a défendu la reprise du calendrier initial, plaidant pour un changement structurel : "Je propose un système universel, libre, fondé sur la durée de cotisation" assorti d'"un vrai pilier de capitalisation".
Même constat pour Bruno Retailleau (LR), pour qui "il nous manque trois semaines de travail par an par rapport aux Européens". Il souhaite instaurer une retraite liée à "l'espérance de vie" et annoncera son âge légal d'ici quelques jours, prévenant que "ceux qui ne donneront pas un âge légal tricheront".
Marine Le Pen mise sur les 40 annuités pour les carrières précoces
En tête des sondages, la candidate du Rassemblement national propose un dispositif ciblé. "Tous ceux qui auront eu un emploi effectif avant 20 ans cotiseront quarante ans et partiront à 60 ans", a précisé Marine Le Pen, avant une montée progressive vers "quarante-deux ans de cotisation et un âge légal de 62 ans".