taraskuzio.com

Les proches de Glucksmann disent non à Attal, le RN fait bloc derrière Bardella

Vous avez passé un bon dimanche ? On se réjouit pour vous, nous, on a suivi les émissions politiques du jour, lu les pages politique des quotidiens… Bref, on a scruté les petites phrases, les faits et les gestes de la présidentielle 2027. Voici ce qu’il faut retenir à 196 jours du 18 avril 2027, date du premier tour.

La phrase du jour

« L'interdiction des partis est le symbole des régimes dictatoriaux. C'est qu'a fait Poutine en Russie. »

Et à la question : « Donc vous comparez Bruno Retailleau à Vladimir Poutine ? », le candidat communiste a répondu : « On peut oui. » Chacun y va de son commentaire ces derniers jours sur la France insoumise et l’idée de Bruno Retailleau d’interdire le parti. Ce dernier a accusé LFI d’« organiser l’insurrection » autour du mouvement des lycéens. Pour Fabien Roussel cette éventuelle interdiction n’est pas envisageable.

Le candidat communiste a estimé qu’il faut s’attaquer aux causes du malaise. « Le problème central, c’est une jeunesse qui souffre » et la politique d’enseignement qui est « maltraitée par le gouvernement », a-t-il dit sur BFM.


La « camaraderie » du jour

Le RN garde sa ligne. Les cadres du parti, Jean-Philippe Tanguy et Laurent Jacobelli, ont continué dimanche à « faire bloc derrière Jordan Bardella », accusé d’écrits antisémites, et ont visé Mediapart, à l’origine des révélations, en mettant en doute les méthodes d’investigation employées.

« Jordan Bardella n’a jamais écrit, prononcé, pensé ces propos. J’en ai la conviction intime », a assuré Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN, invité de LCI. « Accuser un innocent d’avoir […] participé à l’idéologie la plus odieuse que la Terre ait portée, ce n’est pas juste une anecdote ou juste rappeler une erreur de jeunesse, c’est une accusation infâme, odieuse », a insisté le député de la Somme sur CNews/Europe 1.

Samedi, la candidate du RN à la présidentielle, Marine Le Pen, a adressé un message laconique au journal La Tribune Dimanche, réaffirmant avoir « totalement confiance en Jordan ».

Le refus du jour

Et c’est une fin de non-recevoir pour Gabriel Attal. Les soutiens de Raphaël Glucksmann ont fermé la porte dimanche à la proposition de Gabriel Attal de former une « grande coalition » en vue de l’élection présidentielle englobant notamment la gauche sociale-démocrate, y voyant un « coup de communication ».

Cette coalition, « même pas en rêve », a lancé le sénateur écologiste Yannick Jadot, soutien de Raphaël Glucksmann. Car ce dernier « porte la rupture avec dix années d’incurie, d’incompétence, d’arrogance, de cynisme, d’injustice sociale et de déni climatique », a-t-il fait valoir.

« Les Français attendent une rupture totale avec les 10 dernières années, sur le projet pour le pays comme sur la manière de gouverner. Cette rupture, nous la mènerons avec nos camarades écologistes et communistes », a plaidé le patron des députés PS Boris Vallaud.

La primaire mouvementée

Ce dimanche soir s’annonce mouvementé du côté de la gauche. A la veille du dernier débat de la primaire sociale-démocrate, des vidéos ont été publiées sur lesquelles on peut entendre Raphaël Glucksmann accusé Ségolène Royal d’avoir « fait la danse du ventre » devant Emmanuel Macron.

L’ancienne ministre a déploré sur X « le sexisme consternant de cette remarque immature » et « une contre-vérité », affirmant qu’elle avait été « révoquée » de son poste d’ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique pour avoir « dénoncé la violence de la répression contre les gilets jaunes et refusé de (se) taire, comme le demandait Emmanuel Macron ».