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Présidentielle 2027 : Gabriel Attal veut racheter les dépenses d’Édouard Philippe pour s’offrir son soutien, "un chèque qu’on serait très heureux de faire"

Ils avancent encore séparément, mais chacun sait que cette situation pourrait devenir dangereuse. À moins de huit mois du premier tour de la présidentielle, prévu le 18 avril 2027, Gabriel Attal et Édouard Philippe se disputent le leadership du bloc central. Les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron sont désormais en campagne et ont notamment participé, ce jeudi 27 août, au premier grand débat présidentiel organisé lors de la rentrée du Medef à Paris.

Dans leurs entourages, l'idée d'un "rassemblement" reste donc sur la table pour éviter une dispersion des voix. Mais un retrait en cours de campagne soulèverait une question très concrète : que faire des dépenses déjà engagées par celui qui accepterait de s'effacer ? Selon les colonnes du Figaro, l'équipe de Gabriel Attal envisage déjà une solution si Édouard Philippe se ralliait à lui. Renaissance pourrait participer financièrement afin de compenser ses frais. "Si Édouard se rallie, on peut lui rembourser ses dépenses", avance ainsi un proche d'Attal. Et celui-ci ne cache pas son enthousiasme : "C’est un chèque qu’on serait très heureux de faire !"

Gabriel Attal et Édouard Philippe : l'argent s'invite dans la bataille pour 2027 !

Le sujet est d'autant plus sensible que la période officielle de financement de la présidentielle a débuté le 1er avril 2026. Pour cette élection, les dépenses sont plafonnées à 16,9 millions d'euros au premier tour et 22,5 millions pour chacun des deux finalistes. Les partis politiques peuvent financer une campagne, mais les opérations sont strictement encadrées et contrôlées par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

La perspective évoquée dans le camp Attal ne signifie donc pas qu'un simple chèque personnel pourrait être signé librement à Édouard Philippe (d'ailleurs, est-il marié ?). Tout éventuel soutien financier devrait respecter les règles électorales applicables. Autre précision importante : contrairement à la règle générale des autres scrutins, la présidentielle possède un régime spécifique de remboursement public. La CNCCFP indique que tout candidat peut prétendre à un remboursement, même sous les 5 %, sous réserve du respect des règles, avec un remboursement minimal pouvant avoisiner 800 000 euros.

Édouard Philippe garde une longueur d'avance sur Gabriel Attal

Avant de sortir le chéquier, encore faudrait-il savoir lequel des deux hommes serait en position de demander à l'autre de se retirer. Et rien n'est tranché. Une enquête Harris Interactive-Toluna publiée cette semaine plaçait Édouard Philippe à 17 % lorsqu'il était testé comme seul représentant du bloc central, contre 14 à 15 % pour Gabriel Attal dans une configuration comparable. L'écart s'est toutefois resserré, ce qui a ravivé les tensions entre leurs équipes.

Le problème dépasse leur duel personnel. Un sondage publié le 26 août montre qu'en cas de candidatures simultanées des deux anciens Premiers ministres, aucun des deux ne serait assuré d'accéder au second tour. Cette menace nourrit les appels à une candidature unique, voire à une primaire de la droite et du centre. Pour l'instant, Attal et Philippe continuent donc leur course côte à côte. Mais derrière les discours de rassemblement, leurs camps commencent visiblement à réfléchir très concrètement au prix d'un éventuel retrait.

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