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Gabriel Attal veut être le président qui « comprend la jeunesse »

Benjamin Chapon

B.Ch. avec AFP

Publié le 10/10/2026 à 21h15 • Mis à jour le 10/10/2026 à 21h15

L'essentiel

  • Gabriel Attal a organisé son premier meeting régional à Lyon devant environ 2 000 personnes, axant son discours sur la jeunesse.
  • Le candidat Renaissance se positionne entre La France insoumise, accusée de « légitimer la violence », et le Rassemblement national qui voudrait « cadenasser » la jeunesse, tout en appelant à une « coalition des démocrates » et en pressant Édouard Philippe d’accepter une primaire.
  • Jean-Luc Mélenchon a rapidement répliqué sur X en dénonçant la « duplicité » d’un candidat au « style vieux politicien de droite ».

Tee-shirts « Don’t worry, be Gaby », tifos façon tribune de foot et Jeunes En Marche pour chauffer la salle : le candidat Renaissance avait sorti la panoplie pour son premier « meeting régional », samedi à Lyon. Pratiques, les tifos servaient aussi à couvrir les sièges vides de l’Amphithéâtre 3.000, où quelque 2 000 personnes avaient pris place. Près de cinq mois après sa déclaration de candidature, et toujours devancé dans les sondages par Édouard Philippe, Gabriel Attal a misé sur la jeunesse, après plusieurs semaines de mobilisation dans les lycées.

« Je veux être le président qui parlera à la jeunesse parce qu’il la comprend », a-t-il lancé. À 37 ans, il a l’âge pour lui. Reste à convaincre des lycéens qui manifestent notamment contre Parcoursup, une réforme dont il a été le rapporteur en 2018.

Moins d’élèves, plus de profs et du sport l’après-midi

Le « pacte » reprend des mesures déjà annoncées. Grâce à la baisse démographique, il promet « moins d’élèves par classe et plus de professeurs devant les élèves. » Les enseignants en milieu de carrière gagneraient 200 à 500 euros net de plus. Il faudrait un certificat d’études pour entrer au collège et le brevet pour entrer au lycée, avec une « année passerelle » pour ceux qui échouent.

La nouveauté, c’est une « véritable révolution du temps scolaire », avec sport, culture et arts à partir de 15 heures. Se disant « en colère » face à la faible place du climat dans le débat, il donnerait aussi cinq ans à son gouvernement pour adapter tous les établissements scolaires.

Dans le supérieur, il veut « tout changer », sans supprimer Parcoursup. Il propose de le faire évoluer : moins de contrôle continu, davantage d’épreuves terminales, plus d’accompagnement humain dans l’orientation. Les licences et masters qui mènent trop peu à l’emploi seraient supprimés ou transformés. Enfin, 150 jeunes de 16 à 25 ans, tirés au sort, seront invités à plancher sur ses propositions.

« Style vieux politicien », réplique Mélenchon

Le meeting avait aussi un parfum de duel. Jean-Luc Mélenchon, attendu dimanche au Zénith d’Auvergne, à Clermont-Ferrand, compte lui aussi sur le mouvement lycéen. Gabriel Attal a tenté de se placer entre deux camps : La France insoumise, accusée de « légitimer la violence », et le Rassemblement national, qui ne voudrait selon lui que « cadenasser » la jeunesse.

Côté stratégie, il appelle à une « coalition des démocrates », de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine, et presse Édouard Philippe d’accepter une primaire.

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La réplique de Jean-Luc Mélenchon n’a pas tardé. Sur X, le leader insoumis a dénoncé la « duplicité » d’un candidat au « style vieux politicien de droite », qui ferait « de la com » sans assumer son bilan. Une pique qui ne manque pas de sel venant d’un homme de 75 ans, candidat à l’Élysée pour la quatrième fois. « Les jeunes de France méritent mieux », a rétorqué Gabriel Attal, qui l’invite à débattre. Les jeunes, eux, n’ont pas encore tranché.