Présidentielle 2027 : augmenter les salaires pour éviter la récession, lier départ à la retraite et espérance de vie... que faut-il retenir du premier débat de la présidentielle ?
l'essentiel Les principaux candidats à la future élection présidentielle d'avril-mai 2027 étaient tous réunis sur le court de Roland-Garros à Paris ce jeudi 27 août. De nombreux sujets ont été évoqués dans ce premier débat de la présidentielle organisé par le Medef, notamment autour de la question de la dette française.
Un match animé à Roland-Garros lors du premier grand débat de la présidentielle organisé par le Medef, lors duquel les sept principaux candidats se sont affrontés sur leurs propositions économiques et la réduction de la dette.
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Mélenchon alerte sur le risque de "récession" en cas de non-augmentation des salaires
Jean-Luc Mélenchon a interpellé les patrons jeudi sur le court central de Roland-Garros. Le candidat insoumis, loin d'être en terrain conquis face à ce parterre patronal, a exhorté les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession".
\ud83d\udd34 Jean-Luc Mélenchon : "Il nous faut que l'argent circule et non pas qu'il soit retenu dans des bulles"
\u25b6\ufe0f Sept candidats à la présidentielle devant les patrons : le grand débat de #LaREF26 du @medef sur LCI pic.twitter.com/Tz2YT77nuq
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Le chantre de la gauche radicale, qui en est à sa quatrième campagne présidentielle, a prôné la retraite "dans un premier temps à 62 ans" puis, "le plus vite possible", à 60 ans. Surtout, après avoir promis de dire leurs "quatre vérités" aux patrons, il s'est montré offensif pour défendre le "retour de l'État", "le social", et a martelé que "le total du déficit aujourd'hui, c'est le total des cadeaux fiscaux qui ont été faits", notamment aux entreprises, sous le double quinquennat d'Emmanuel Macron.
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Il a également promis de "désobéir" aux décisions européennes qui seraient "en contradiction" avec le vote des Français.
Un plan d'économies proposé par Marine Le Pen
Marine Le Pen, actuelle favorite dans les sondages à moins de huit mois du premier tour prévu du 18 avril, a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays. La candidate du Rassemblement national a annoncé qu'elle présenterait un plan d'économies de 125 milliards d'euros "avant le débat budgétaire" de l'automne.
Sur la question des retraites, elle a réitéré sa volonté de permettre un départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler "avant 20 ans", pour ensuite parvenir "à 42 ans de cotisations et un âge légal de 62 ans". Elle a dit "assumer" ce "choix de société" qui ne fait pas l'unanimité à l'extrême droite.
Les deux anciens Premiers ministres critiqués sur leur gestion de la dette
Édouard Philippe, le candidat du parti Horizons, et celui de la formation présidentielle Renaissance, Gabriel Attal se sont attaqués avec virulence à la proposition de Jean-Luc Mélenchon d'annuler une partie de la dette publique française."Vous expliquez qu'on va brûler la dette et vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire", a raillé le leader d'Horizons. "S'il suffisait d'annuler la dette d'abord, pourquoi ça n'a pas été fait avant ?", a renchéri Gabriel Attal.
\ud83d\udd34 "Quand on vous pose une question sur la dette,vous répondez "les immigrés" et "l'Europe"", adresse Raphaël Glucksmann à Marine Le Pen
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Mais ce duo s'est fait attaquer en retour pour le bilan de dix ans de macronisme, Marine Le Pen invoquant notamment "1 000 milliards d'euros de dette supplémentaires". "C'est quand même assez étonnant de se prendre des leçons sur la dette de la part de deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron", a quant à lui ironisé le social-démocrate Raphaël Glucksmann. Le leader de Place publique a ensuite reproché l'action des gouvernements d'Emmanuel Macron en matière d'adaptation aux évènements climatiques. "Cet été, on a vu l'impréparation totale des dix dernières années face au réchauffement climatique", a-t-il lancé.
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Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a proposé de lier l'âge de départ à la retraite "à l'espérance de vie". Et il est allé dans le sens patronal en promettant de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui. Gabriel Attal a lui promis de "revenir sur les hausses du coût du travail" intervenues depuis 2024.
En dehors de La France insoumise, les candidats ont globalement tenté de séduire les chefs d'entreprise, y compris Marine Tondelier, qui leur a assuré que, comme eux, "les Écologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".