Présidence de la Fifa: 200 lettres de soutien, aucune opposition... vers une victoire triomphale de Gianni Infantino en 2027?
Ces dernières semaines, Gianni Infantino s’est retrouvé au centre de nombreuses critiques, en marge de la Coupe du Monde 2026 aux Etats-Unis. Une contestation qui ne devrait toutefois pas empêcher le président de la FIFA d’être reconduit à la tête de l’instance l’année prochaine, lors du congrès électif organisé à Rabat, au Maroc.
Les critiques ne semblent pas ébranler sa trajectoire. À moins d’un an de l’élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027, Gianni Infantino avance vers une réélection qui apparaît, à ce jour, largement acquise. Selon les derniers décomptes, le président de la FIFA aurait déjà reçu près de 200 lettres de soutien sur les 211 associations membres que compte l’instance. Les dernières polémiques, en marge de la Coupe du monde 2026, n'ont pas eu d'effets sur la puissance du président de la FIFA.
Plusieurs fédérations européennes n’ont toutefois pas encore apporté leur soutien officiel au dirigeant italo-suisse. C’est notamment le cas de la Fédération allemande, qui n’a toujours pas communiqué sa position. La Fédération française, de son côté, n’a pas non plus pris publiquement position sur une éventuelle reconduction de Gianni Infantino à la tête de l'instance mondiale. En coulisses, l’UEFA continue de réfléchir à la possibilité de présenter un candidat face au président sortant. Mais trouver un profil capable de rassembler suffisamment de soutiens apparaît particulièrement complexe, dans un contexte où les équilibres politiques au sein du football mondial restent très fragiles.
Les candidats ont jusqu’au 18 novembre pour déposer officiellement leur candidature. Dans les calculs de Gianni Infantino, l’absence d’un soutien total de l’Europe ne représente toutefois pas un obstacle majeur à sa réélection à Rabat, il sait très bien qu'il peut composer sans l'UEFA pour avancer à la tête de l'instance. Le poids électoral des autres confédérations, notamment en Afrique et en Amérique du Sud, lui offre une base solide pour son prochain mandat.
Derrière cette recherche d’un candidat, l’objectif de l’UEFA n’est d’ailleurs pas forcément de faire tomber Gianni Infantino. L’idée serait davantage d’imposer une voix différente, d’apporter davantage de débat et de créer une forme de concurrence autour du fonctionnement et de la gouvernance de la FIFA. Pour le moment, cette perspective est très lointaine.
Nicolas Pelletier à New York