Près de 10 000 climatiseurs de cette entreprise près de Rouen rappelés en pleine canicule
Les climatiseurs commercialisés par la société couronnaise PVG France ont été rappelés fin juin 2026. L’entreprise a contesté la décision préfectorale devant le tribunal administratif.
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En pleine période de canicule, c’est un rappel produit qui tombait bien mal. Le 26 juin 2026, la préfecture de la Seine-Maritime demandait le retrait du marché de 9 307 climatiseurs monoblocs de la marque QLIMA. Les six modèles qui composent sa gamme étaient concernés.
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Risque « d’incendie ou d’explosion »
En cause, un « risque d’incendie ou d’explosion » des modèles installés à moins d’1m80 du sol, dans l’hypothèse où une fuite de propane se produirait, décrivait la fiche publiée sur le site Rappel Conso.
Basée à Petit-Couronne, la société PVG France, qui commercialise les climatiseurs, a contesté fin juillet la décision préfectorale en référé devant le tribunal administratif de Rouen.
Pour demander la suspension de cette décision, PVG France évoque un « manque à gagner » qu’elle évalue à « 4 591 000 euros en chiffre d’affaires » de nature à la « placer en perte financière » et de créer « un risque grave et immédiat pour sa trésorerie, compromettant irrémédiablement sa pérennité et ses emplois ».

Référé rejeté
Pour la société, la « dangerosité » de ses produits n’a pas non plus « été démontrée par le préfet » : « seul un des six modèles visés par cette décision a fait l’objet d’une analyse par les services de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) », qui n’a pas non plus « tenu compte des rapports concluant à la conformité des produits qu’elle lui a communiqués », argumente aussi l’entreprise couronnaise.
PVG tient compte de la position de l’administration et fait primer la sécurité, mais préservera son droit à la défense ».
Dans une ordonnance du 23 juillet, le juge des référés a rejeté la requête, estimant que « PVG France n’apporte pas d’éléments comptables certifiés » permettant de justifier que « l’exécution de la décision attaquée serait de nature à menacer son équilibre financier à brève échéance ».
« Faire primer la sécurité »
« PVG France tient compte de la position de l’administration et fait primer la sécurité, mais préservera son droit à la défense », indique à Paris Normandie son avocat, Me Alban Curral, se refusant toutefois à communiquer sur le fond du dossier.
Celui-ci fera l’objet d’une nouvelle audience devant le tribunal administratif.
Sollicitée, la Préfecture n’a pas souhaité s’exprimer.
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