Première édition du Salon du livre des auteurs locaux : Menton fait vibrer la plume des écrivains de la Côte d’Azur
Qui n’a jamais rêvé de se plonger dans son roman lorsqu’un bouquin le tient en haleine ? De simple lecteur, devenir le spectateur de la fiction ? En se promenant dans les sentiers fleuris de Tende, on pourrait presque voir les scènes des livres de Didier Aubourg prendre vie. Les fictions de cet auteur mentonnais étaient fièrement exposées au Salon du livre des auteurs régionaux organisé aux Sablettes, samedi 18 juillet.
À la barre de cette rencontre littéraire : l’association Les Plumes des Rivieras. Un nom au pluriel, « parce que l’idée est de mettre en avant la culture de toute la côte méditerranéenne. Aussi bien des écrivains d’Italie, de Grèce, de Turquie, du Liban… » rapporte Didier Aubourg, secrétaire et responsable de la communication de la structure.
Pour cette première édition, l’objectif était de mettre à l’honneur les plumes locales : roquebrunoises, niçoises, mentonnaises ou tendasques. Une dizaine d’écrivains du territoire ont répondu à l’appel. Sur les tables dressées pour l’occasion, une grande variété de genres se côtoyaient. De la romance au récit de voyage, en passant par la fiction et le livre jeunesse, il y en avait pour tous les goûts.
« Auteur, c’est un métier très solitaire »
Clara Browarnyj / Photo Nice-Matin
L’association est née « presque sur un coup de tête, sur les marches du Salon international du livre de Monaco » raconte Thierry Thévenet, le trésorier. Avec Bernard Laboureau (président) et Didier Aubourg, ils ont imaginé la structure qui leur manquait au quotidien. « Auteur, c’est un métier très solitaire. Une fois le livre écrit, il n’y a personne pour nous aider à le publier », confie le trésorier. « L’association entend répondre à cette problématique en accompagnant les auteurs dans la diffusion de leurs œuvres. »
Un sentiment de solitude visiblement partagé : plus d’une trentaine de membres ont déjà rejoint les rangs de l’association après seulement six mois d’existence.
« Il y a encore quelques jours, un libraire m’a dit qu’il ne prendrait pas mon livre. Au quotidien, c’est dur de recevoir des refus partout », confie Nathalie Arthod-Ellis entre deux coups d’éventail. Auteure d’une trilogie et d’une autobiographie, la Roquebrunoise a rejoint l’association « pour son état d’esprit formidable. C’est comme une grande bande de copains. »
En parallèle, la vocation des Plumes des Rivieras est de promouvoir la culture locale. « On constate qu’il y a de moins en moins de lecteurs et de fréquentation sur les salons. Notre but est de ramener le public autour de la lecture. » Pour cela, plusieurs rencontres sont déjà en préparation, avec une ligne directrice claire : « Faire de Menton un lieu incontournable de la culture littéraire ».
Une seconde édition le 22 août
À l’ombre des tonnelles blanches, Sylvie Bouhier replace ses livres et ses cartes de visite. Cette enseignante à la retraite a publié sa première fiction en 2024. Auteure de deux ouvrages jeunesse sur Marie Curie, l’institutrice mentonnaise a également rédigé un roman. « Un second est en relecture », ajoute-t-elle dans un sourire. « C’est la suite du premier, mais il peut se lire indépendamment. »
À côté d’elle, Louise Bontans rédige une dédicace pour Ambre, une de ses anciennes élèves venue la soutenir. « J’avais déjà lu ses premiers écrits. Aujourd’hui, je viens récupérer ses nouveaux romans », glisse la jeune femme, livre en main.
Pour ceux qui auraient manqué ce rendez-vous ou qui souhaiteraient soutenir les talents locaux, pas de panique : une seconde édition du salon est déjà prévue le 22 août prochain.
Renseignements : lesplumesdesrivieras.fr / FB : les plumes des rivieras