Pouvoir d’achat : Olivier Faure (PS) sera « aux côtés » des Français « s’ils se soulèvent » contre la vie chère
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, candidat à l’élection présidentielle, a assuré dimanche qu’il se tiendrait « aux côtés » des Français « s’ils se soulèvent » contre la vie chère.
Interrogé sur une possible résurgence du mouvement des Gilets jaunes face aux difficultés de pouvoir d’achat, il a affirmé ne pas être « celui qui conduit le mouvement social ».
« Mais s’ils se soulèvent, je le dis aussi, je le comprendrai parfaitement et je serai à leurs côtés parce qu’il n’est plus possible d’avoir des gens qui travaillent, mais qui ne sont pas rémunérés à la hauteur de ce qu’ils font », a-t-il dit.
Fabien Roussel appelle les Français à descendre dans la rue
Le chef des communistes Fabien Roussel, également candidat à la présidentielle, a appelé les Français à descendre dans la rue et à occuper les ronds points, dans une référence au mouvement des Gilets jaunes de fin 2018.
Olivier Faure, candidat à la présidentielle par le biais d’une primaire de l’espace social-démocrate a, par ailleurs, estimé à propos la préparation du budget 2027 que « les signaux ne sont pas les bons ». « Si ces signaux se prolongent et même se durcissent, alors effectivement, je n’aurai aucune hésitation à faire le choix de la censure », a déclaré le député de Seine-et-Marne.
" Vous trouvez normal de commencer par les retraités alors qu’on ne touche pas aux très grandes fortunes ? "
Selon lui, le gouvernement de Sébastien Lecornu devrait taxer les grandes fortunes avant de chercher à taxer davantage les retraités.
« Vous trouvez normal de commencer par les retraités alors qu’on ne touche pas aux très grandes fortunes ? Personne ne veut parler de la taxe Zucman (sur les hauts patrimoines, ndlr). On ne veut pas parler des gros héritages, on veut parler de rien (...) Et on parle de qui ? Des retraités ? », s’est-il interrogé.
« Faire payer les retraités plutôt que les très grandes fortunes : c’est du racket ! », s’est-il exclamé, tout en reconnaissant qu’il pouvait y avoir des « marges » sur les pensions supérieures à 4.000 euros par mois.
Le gouvernement a annoncé qu’il cherchait à dégager une économie de six milliards d’euros sur les retraites en 2027, soit par la suppression d’un abattement dont bénéficient les retraités, soit par la désindexation de certaines pensions par rapport à l’inflation.