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Poursuite de la grève à l’hôtel Imperator de Nîmes : des ventes de chambres bloquées durant le mois d’octobre

Le conflit social qui dure depuis le 18 septembre dans l’hôtel de luxe nîmois est à ce jour dans l’impasse selon les porte-paroles syndicaux.

Le conflit social prend des airs de grand feuilleton. Depuis la feria des Vendanges, le 18 septembre, le personnel d’étage de l’hôtel Imperator, au cœur de Nîmes, a amorcé une grève à durée indéterminée pour obtenir de meilleures conditions de travail.

Une des revendications crispe particulièrement les tensions depuis le début du mouvement : l’augmentation des salaires de 0.87 € brut de l’heure. Un point sur lequel direction et syndicats ne trouvent pas de terrain d’entente. Par deux fois, des tentatives de négociations s’étaient rapidement soldées par des échecs.

Des chambres sacrifiées ?

Selon la CGT, la direction, en plus d’être suspectée d’employer dans les étages du personnel d’autres services (le syndicat a une nouvelle fois saisi l’inspection du travail pour ce motif), aurait également décidé de bloquer des chambres à la vente "jusqu’au 19 octobre". Il est effectivement impossible d’effectuer des réservations de chambre sur la première quinzaine d’octobre, les agents expliquant à la clientèle que l’hôtel est complet.

"La CGT de présente pas, à ce stade, connaître l’ensemble des considérations opérationnelles ou économiques ayant conduit à cette décision", indique le syndicat par communiqué. Cependant, ses représentants demandent une clarification rapide de la direction à ce propos.

"D’un côté, il est expliqué aux salariées que la situation économique limite les possibilités de répondre à leurs revendications. De l’autre, la Direction décide de ne plus commercialiser de nouvelles chambres pendant plusieurs semaines. Pour les salariés mobilisés, cette situation est particulièrement difficile à comprendre"

En plus de réponses, la CGT indique attendre la convocation d’une troisième réunion de négociations.